Septembre 1915. Dans les plaines arides de la Champagne, une offensive massive est lancée pour briser le front. Au centre de cette tourmente : Mesnil-lès-Hurlus. Dans ce paysage de craie blanche lacéré par l'artillerie, les soldats du Pays de Retz ont connu l'enfer des tranchées et le choc des assauts meurtriers. Cette page est dédiée à ceux qui ne sont jamais revenus de ces terres de sang et de poussière.
💡 Note de l'auteur : Cette base de données est actuellement en cours de constitution. La liste s'enrichit au rythme du dépouillement des archives et des registres d'état civil. Elle sera complétée jusqu'à l'identification totale des victimes recensées sur notre territoire.
BATARD Jean Marie Honoré Hilaire - Sous-Lieutenant au 65 RI - ✝ 25 septembre 1915 à Mesnil-lès-Hurlus
CAILLAUD Joseph Francis - Caporal au 65 RI - ✝ 7 octobre 1915 à Mesnil- lès-Hurlus Minaucourt
DUGUÉ Charles Xavier Jean Marie - Soldat au 93 RI - ✝ 25 septembre 1915 à Mesnil-lès-Hurlus
HERVÉ Louis Émile - Sapeur au 6 Génie - ✝ 3 octobre 1915 à Mesnil-lès-Hurlus
ROBIN Edmond Joseph Marie - Sergent au 65 RI - ✝ 26 septembre 1915 à Mesnil-lès-Hurlus Minaucourt
L’offensive déclenchée le 25 septembre 1915 en Champagne avait une ambition immense : percer les lignes allemandes et mettre fin à la guerre de position. Mais pour les hommes sur le terrain, la réalité fut celle d'une lutte d'usure d'une violence inouïe.
À Mesnil-lès-Hurlus, le sol est constitué de craie. Sous l'impact des milliers d'obus, la terre végétale disparaît pour laisser place à un désert blanc, éblouissant le jour et spectral la nuit. Les tranchées, creusées à même le calcaire, s'effondrent sous les bombardements, ensevelissant parfois les hommes vivants. C'est dans ce décor que les régiments de notre région (notamment les 65e et 93e RI) ont dû progresser face à un ennemi solidement retranché sur les crêtes.
Malgré des actes de bravoure héroïques pour s'emparer de points stratégiques comme la « Main de Massiges » ou les entonnoirs de la « Butte du Mesnil », l'élan français se brise contre les barbelés intacts et les nids de mitrailleuses dissimulés. Les assauts se succèdent sous une pluie battante qui transforme la poussière de craie en une boue collante et gluante, rendant chaque mouvement épuisant.
Les combats de septembre et octobre 1915 furent parmi les plus coûteux en vies humaines de toute la guerre. Pour le Pays de Retz, le deuil touche presque chaque village. En identifiant chaque victime, nous sortons ces soldats de l'anonymat des grandes cartes d'état-major pour leur rendre leur dignité d'hommes, tombés loin des leurs, mais dont le nom demeure vivant ici.