Cette biographie a été rédigée par Hervé CLOSSET et adaptée à ce support.
MAROTTE Bernard Louis Furcy Georges
Préfailles - baigneur
1890 - 1918
Lieutenant au 106ème bataillon de chasseurs à pied
Mort pour la France
Bernard est né le 19 mai 1890 à Bohain-en-Vermandois dans l’Aisne.
Il fait ses études à Redon (35) puis à Verneuil (35).
Il effectue son service militaire au 41ème régiment d'infanterie de Rennes. Il est alors nommé sous-lieutenant de réserve.
Bernard est mobilisé au 1er bataillon de réserve de la Chaouia à Marrakech au Maroc jusqu'en avril 1916.
Il est ensuite affecté au 4ème Régiment de Marche de Zouaves.
Bernard se marie en décembre 1916.
Il est ensuite affecté au 106ème Bataillon de Chasseurs à Pied (B.C.P.) en novembre 1917.
Bernard est tué à l'ennemi le 10 mai 1918 à Scherpenberg en Belgique.
Il est décoré de la Légion d'honneur à titre posthume.
Bernard Marotte, voit le jour le 19 mai 1890 à Bohain-en-Vermandois dans l’Aisne. Son père Louis âgé de 30 ans y occupe le poste de directeur de fabrique. Sa mère, Marthe HAYAUX de BILLY alors âgée de 25 ans est sans profession.
Bohain-en-Vermandois est à l’époque un centre textile important. La fin du 19ème siècle est marqué par l’essor de l’industrie textile. Toute la population se mobilise autour de cette activité économique. Celui qui n’était pas tisseur travaillait pour fournir la matière première ou fabriquer les pièces nécessaires pour réparer les métiers à tisser. On comptait vers 1895 10 000 ouvriers du textile dans le Vermandois. De célèbres maisons de haute couture telles que Rodier et Lesur avaient installé leurs ateliers dans la ville et Coco Chanel venait régulièrement s’approvisionner en tissus exceptionnels à Bohain.
La famille déménage pour habiter Paris lorsque vont naître une sœur et un frère. Marie naît en 1894 et Pierre en 1897. Les MAROTTE ont alors élu domicile au N°133 de la rue de Ranelagh à Paris XVIème .
Bernard a les cheveux châtains, les yeux orangés et mesure 1,69m. Il débute ses études secondaires au collège Saint-Sauveur de Redon où son père travaille désormais.
Il est ensuite pensionnaire à l’école des Roches à Verneuil d'Avre. Fondée en 1899, c'est alors une institution à caractère chrétien mais d'esprit laïque libre et destinée aux milieux aisés. Elle propose des programmes et une méthode de formation innovants pour l’époque.
Outre l’enseignement classique, les élèves effectuent des séjours linguistiques en Grande-Bretagne, en Allemagne ou en Suisse alémanique, en Espagne. L'enseignement du dessin est soutenu. Les travaux pratiques et les activités sportives sont favorisés. Le rugby, le tennis, la natation sont au programme.
Enfin, des activités manuelles et des excursions complètent le programme.
L’école est composée de plusieurs maisons comportant blason et devise. Bernard Marotte est à « La Guichardière ».
La devise de cet l'établissement est : « PAR SOI ET POUR TOUS » . Cette devise est la traduction de celle de l’école anglaise de Bedales : « The work of each for the weal of all ».
La Guichardière était la résidence du fondateur de l’École, Edmond Demolins, qui l’avait baptisée ainsi en hommage à celle, Juliette Lebaudy, qui est devenue sa femme et qui, lorsqu’elle était sa fiancée, habitait à Paris, rue Guichard. En 1969, la Guichardière devint la maison des premières pensionnaires des Roches.
Pendant ses études, Bernard y côtoie notamment Pierre Lyautey, neveu du maréchal Lyautey. Après le traité de Fès de mars 1912, ce dernier devient le premier résident général du protectorat français au Maroc.
Bernard Marotte exerce la profession d’agent commercial lorsqu’il est appelé sous les drapeaux en octobre 1911.
Incorporé le 1er octobre 1911 dans les rangs du 41ème régiment d’infanterie à la caserne Saint Jean de Rennes, il est nommé caporal un an plus tard le 1er octobre 1912. Sélectionné pour suivre les cours d’officier de réserve du 10 octobre 1912 au 15 mars 1913, il réussit les examens de sortie. Bernard est alors nommé sous-lieutenant de réserve par décret du 27 mars 1913 pour prendre rang le 1er avril 1913.
Il est rayé des contrôles à cette même date et affecté à la réserve du 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied (B.C.P) alors en garnison à la caserne Dutertre de Raon-l'Étape dans les Vosges.
Bernard Marotte exerce les fonctions de Fondé de pouvoir à Redon lorsqu’il est rappelé à la mobilisation au 1er bataillon de réserve de la Chaouia à Marrakech au Maroc. L’oncle de son ami Pierre y exerce les fonctions de résident général. Ce bataillon est un de ceux formés par les autorités militaires françaises sur le territoire même du Maroc à la déclaration de la guerre. On cite ainsi le bataillon de la Chaouïa, le bataillon de réserve de Rabat, les compagnies de réservistes de Marrakech, et enfin les compagnies de mobilisés de Mazagan, Meknès, Mogador et, Safi.
Bernard reste mobilisé sur place au Maroc du 4 août 1914 au 23 avril 1916. Pendant cette période, il est affecté le 1er avril 1915 au bataillon de marche du 4ème Régiment de Marche de Zouaves dans la subdivision de Tadla Thaïam. Par décision présidentielle du 17 août 1915, il est ensuite affecté à l'encadrement des troupes marocaines qui s'entraînent avant de partir pour le front. Le sous- lieutenant MAROTTE rentre en métropole le 24 avril 1916 avec les renforts destinés à compléter les effectifs du 4ème R.M.Z.
Après une période d'instruction de trois semaines dans la région de Dunkerque, il subit durant deux semaines au camp de Crèvecœur, dans l'Oise, un entraînement intensif où sont mises en pratique les leçons des premiers mois de combat à Verdun.
Les bataillons du 4ème mixte montent successivement en premières lignes du 7 au 25 juin dans un secteur compris entre la célèbre côte 304 et le Bois d'Avocourt. Ils prennent le secteur d'Esne. Le 22 juillet, le régiment compte 667 hommes hors de combat pour une période d'un mois de combat.
Après 16 jours de repos, c’est le village de Fleury devant Douaumont qui attend les zouaves. Ces hommes trempés, fatigués, souffrant de privations, de la soif, de la maladie, des intempéries, des bombardements se lancent à l’assaut des lignes allemandes à l’aube du 18 août lorsque l'attaque générale est déclenchée sur tout le front de la division. Les Zouaves, soumis depuis neuf jours à des combats quotidiens, s'enlèvent avec l'entrain et la légèreté de troupes fraîches. D’un seul élan, le 4ème Régiment mixte prend pied sur la route qui relie Fleury et Thiaumont. Deux mois de repos et de remise en condition attendent les soldats.
La promotion de Bernard au grade de Lieutenant à titre définitif intervient le 20 août 1916.
Pour l’assaut sur le village de Douaumont auquel vont participer les zouaves le 24 octobre, l’état-major des troupes coloniales du général Mangin fait distribuer des appareils SCHILT. Il s’agit du premier lance-flammes français portatif à dos d'homme. Il est constitué d'un réservoir en tôle d'acier contenant 16 litres de liquide inflammable, d’une bouteille à gaz carbonique liquéfié et d’une lance fixée à l'extrémité d'un tube souple. L’appareil pèse 23 kg. Le jet porte à 15 mètres. Il peut réaliser des projections successives et un dispositif spécial permet l'inflammation du jet à la sortie de la lance (En savoir plus sur les nouveaux matériels testés pendant la Première Guerre mondiale, dossier rédigé par Hervé CLOSSET)
L’objectif est atteint le 24 au soir.
Bernard bénéficie d’une permission pour se marier à Rennes le 4 décembre 1916 avec Emily FRANCOIS. La jeune femme née en 1895 est la sœur de Philippe FRANCOIS (Lire sa biographie sur notre site) sous-lieutenant au 9ème RI et mort pour la France le 22 juin 1915 en Artois.
Le jeune marié rejoint son régiment à temps pour participer à l’assaut du 15 décembre. Cette attaque couronnée de succès se poursuit jusqu’au 20 décembre. Elle permet de libérer définitivement les hauteurs autour de la position fortifiée de Verdun et de repousser les troupes allemandes à plus de 15 km de la célèbre citadelle.
Qualifiés de « troupes d’élite », les poilus du 4ème RMZ sont autorisés à porter la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre.
Vient ensuite une nouvelle période de repos et de remise en condition qui amène le régiment à se déployer sur le front de l’Aisne pour se lancer le 16 avril 1917 à l’assaut des lignes allemandes dans ce que qui va devenir pour l’histoire la bataille du Chemin des Dames. Cet échec sanglant coûte au 4ème RMZ la perte de plus de 700 hommes tués, blessés, prisonniers ou disparus. Il ne remonte au front que le 14 juin suivant. Il va y subir jusqu’au 7 juillet les assauts presque quotidiens des redoutables « Stosstruppen ». Ces troupes d’élite allemande, spécialement entraînées, disposent d’un armement individuel surpuissant. Elles sont capables de mener à bien des opérations « coup de poing » sur les lignes adverses en infligeant un maximum de pertes en un temps très court.
Le 4ème RMZ ne rejoint le front de l’Aisne que le 25 août. Le secteur est alors qualifié de « calme » par l’état-major. Quittant le front le 8 septembre pour ne pas y revenir avant le 23 octobre, il va jouer un rôle déterminant dans la bataille dite de « la MALMAISON ».
Celle-ci débute le 23 octobre 1917 lorsque les zouaves se lancent à l’attaque de positions ennemies puissamment organisées et sur lesquelles la Garde prussienne a reçu l'ordre de tenir à tout prix. Les poilus enlèvent successivement plusieurs lignes de tranchées solidement défendues. Ils manœuvrent ensuite avec vigueur vers un deuxième objectif et brisent la résistance opiniâtre de l'adversaire. Les combats au corps-à-corps permettent d’enlever la moitié Est du village de Chavignon. Une avance de plus de 3 kilomètres est réalisée. Au cours de sa progression, le 4ème RMZ a fait 900 prisonniers dont 18 officiers des régiments de la Garde Prussienne, capturé 10 canons, 12 « Minenwerfer », 25 mitrailleuses et une grande quantité de munitions et de matériel. Forts de leur succès, les zouaves sont relevés dans la nuit du 29 au 30 octobre.
Avec 837 hommes hors de combat, les poilus du 4ème RMZ se voient accorder le port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire. Ils vont rester au repos jusqu’au 14 décembre avant de partir pour le front de Champagne. Entre temps, le lieutenant Marotte est affecté au 106ème B.C.P. le 27 novembre 1917.
Ce bataillon composé de compagnies formées par chacun des 8ème, 16ème, 19ème, 25ème, 26ème et 29ème B.C.P. est constitué le 13 mars 1915. Il tient garnison à la caserne des Tourelles à Paris. Depuis cette date il s’est illustré aux combats du Linge dans les Vosges, en Champagne, à Verdun et au Chemin des Dames.
Lorsque Bernard rejoint le 106ème BCP, celui-ci est au repos à Trefcon, un petit village situé dans l’Aisne à l’ouest de Saint Quentin. Il se dirige ensuite sur Romagny dans le haut Rhin, où du 31 janvier au 30 mars, il est occupé aux travaux de défense de la région.
Le 30 mars, après avoir été embarqué à Beaumont et séjourné à l'Isle-Adam, le Bataillon va par étapes journalières se diriger face au Mont-Kemmel. Le 4 mai au Scherpenberg, il relève un Bataillon du 156ème R.I.
Depuis l'offensive victorieuse du 9 avril 1918 sur la Lys, les troupes allemandes sont parvenues à déstabiliser toute la partie nord du front jusqu’à menacer les ports de la Manche. Retranchées sur les pentes des monts des Flandres, les armées françaises et britanniques tentent d'interdire tout accès vers l'ouest, repoussant les attaques allemandes.
Durant l'attaque du 29 avril 1918, les pentes du Mont-Rouge et du Mont-Scherpenberg en Belgique deviennent le théâtre de violents combats, qui ont pour objectif le village de Locre, dont le contrôle est très disputé.
Suite à l’évacuation de son chef à la suite d’une grave blessure par éclat d’obus, le lieutenant Marotte prend le commandement de la 1ère compagnie le 8 mai.
Le 9 mai, le bataillon reçoit l’ordre d'attaquer et de s'emparer de la route Locre-Laclyte entre le ravin sud-ouest de Brulooze Cabaret et la ferme Ferry Ho avec 2 compagnies. L’objectif principal est Brulooze Cabaret et la ferme Brulooze. La compagnie Marotte est désignée pour mener l’attaque par la droite. Celle du lieutenant Cabarat doit attaquer par la gauche.
Le 10 mai à 20h25, l'artillerie française déclenche un feu intense destiné à écraser les lignes allemandes. A 20h30, le tir s'allonge et les chasseurs du lieutenant Marotte bondissent en avant. Dès le départ, ils sont accueillis par le feu de plusieurs mitrailleuses allemandes installées dans des trous d'obus en avant des lignes et qui par leur situation ont échappé au feu l’artillerie française. La lutte s'engage aussitôt contre ces mitrailleuses. Bernard Marotte est tué dès le début de l’action. Son corps est immédiatement ramené dans les lignes françaises.
Les deux compagnies atteignent rapidement la route malgré l'arrêt momentané de deux sections au cabaret de Brulooze tenu solidement par l'ennemi. Les chasseurs tuent ou blessent les mitrailleurs ennemis et la résistance prend fin. A 20h40, deux fusées vertes indiquent que les objectifs sont atteints.
Le résultat est important : 180 prisonniers, 15 mitrailleuses et de nombreux « Minenwerfer » sont capturés. Parmi les prisonniers on trouve plusieurs soldats lorrains parlant français et qui manifestent bruyamment leur joie d'être en notre pouvoir. Aussitôt les chasseurs aidés des sapeurs du génie qui les ont accompagnés organisent la position en situation de défense.
Bernard est tué à l’ennemi ce 10 mai 1918 à l’âge de 27 ans durant cette phase des combats pour la conquête du Mont KEMEL qui est restée dans l’histoire sous le nom de « bataille de Scherpenberg »
Pour son action, il est fait Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume avec la citation suivante : « Le commandant de sa compagnie ayant été mis hors de combat, a pris le commandement de son unité dans des circonstances périlleuses, l'a brillamment enlevée à l'attaque du 10 mai 1918. Tombé mortellement frappé sur la position conquise »
Toutefois, à 21h00, une contre-attaque allemande particulièrement violente, oblige les chasseurs à revenir sur leurs tranchées de départ. L’affaire coûte au 106ème BCP 5 tués, 23 blessés et 28 disparus.
Déclaré « Mort pour la France », Bernard Marotte est inhumé dans un premier temps au cimetière français de Poperinge en Belgique. 275 soldats français y reposent encore aujourd’hui.
La dépouille de Bernard fait partie de celles des 60 Poilus du département de l’Ile et Vilaine qui sont ramenés par convoi les 16 et 18 juin 1922. Une cérémonie officielle est organisée dans la cour intérieure de la gare de Rennes. Il est aujourd’hui inhumé avec ses parents dans le caveau familial aux côtés de son frère Pierre et de sa sœur Marie dans le cimetière de Galerne à REDON ; emplacement : n°4 -allée L1- tombe n° 942.
Hommage à Préfailles :
Monument du bord de mer.
Verneuil sur Avre (27) :
Livre d’or de l’école des Roches.
Redon (35) :
Livre d'or 1914-1918 des élèves du collège Saint-Sauveur.
Livre d'or du ministère des pensions.
Monument aux Morts.
Son père Louis Charles Alphonse Marotte membre de la Société Internationale des Sciences Sociales décède le 6 avril 1950 à Redon, à l'âge de 90 ans.
Sa mère Marthe s’éteint en 1957 à Redon, Ille-et-Vilaine, à l'âge de 92 ans.
Son frère Pierre est étudiant en lettres lorsqu’il est mobilisé comme soldat de 2ème classe le 10 janvier 1916. Il passe ensuite successivement au 103ème RI le 20 juillet 1916 puis au 59ème RI le 17 novembre 1916 et enfin à la 20ème section d’état-major le 30 novembre 1918. Il termine la guerre décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre avec 3 citations. Mobilisé comme sous-lieutenant de réserve au centre de mobilisation du train n°22 le 28 août 1939, il est ensuite muté au dépôt du train n°19 le 9 avril 1940. Le dépôt est dissous le 1er août 1940 après avoir échappé aux colonnes allemandes tout en sauvegardant l'essentiel de son matériel. Après une carrière de directeur dans l’industrie du bois , Pierre meurt en 1995 à Neuilly-sur-Seine à l'âge de 97 ans.
Sa sœur Marie décède en 1976 à Redon à l'âge de 81 ans.
Son épouse Emily qui a déjà perdu son frère au combat en 1915 reste veuve jusqu’à la fin de ses jours Elle s’éteint en 1980 à Pontchâteau à l’âge de 89 ans.
Après la guerre, Pierre Lyautey, devient haut fonctionnaire, écrivain et journaliste français. Il meurt le 1er novembre 1976 à Paris 16ème.
Sources primaires et documentation
Ces sources fondamentales ont permis de vérifier et d'établir le récit de cette biographie.
Préfailles est certainement une des rares communes de France qui ait, à l’heure actuelle, deux monuments aux morts sur son territoire.
A la fin de la première guerre mondiale, Préfailles était une « jeune » commune, qui venait de prendre son indépendance de la commune de La Plaine en 1908. Elle partait avec 30% des habitants de ce territoire, mais elle avait tout à créer, à commencer par une nouvelle mairie, une école, un cimetière,...
A la sortie de la guerre, la commune n’avait pas encore de cimetière (le terrain ne sera acquis qu’en 1921 pour sa réalisation). Le conseil municipal composé de «baigneurs» (dont Hippolyte Durand-Gasselin, Léon Hamelle, Louis Tabarly) et d’habitants de Préfailles (dont l’entrepreneur en bâtiment Guilbaudeau), n’a certainement pas vu d’un mauvais œil que des «baigneurs» s’impliquent et financent un monument aux morts.
C’est donc Henri Durand-Gasselin qui organise une collecte, avec le soutien du Souvenir Français, et qui érige le premier monument sur l’emplacement de l’ancien Fort de la Hutte.
La particularité de ce monument aux morts est d’avoir deux plaques, dos à dos : l'une aux "Préfaillais", l'autre aux noms des "baigneurs" (c’est-à-dire des vacanciers, propriétaires de résidences secondaires)
Quelques années plus tard, la commune a construit un monument aux morts de la guerre 14-18 pour les seuls Préfaillais, dans le nouveau cimetière de la commune. Extraits du "Livre de la fête Durand-Gasselin 2015"