AUDOUIN Raymond Abel
La Bernerie
1891 - 1916
Sous-lieutenant au 118e régiment d'infanterie
Mort pour la France
Raymond AUDOUIN est né le 9 janvier 1891 à Nantes.
Il est mobilisé le 3 août 1914, d'abord au 16ème régiment des dragons puis au 65e régiment d'infanterie et enfin, au 108ème R.I.
Il participe à la bataille de l'Yser en 1914.
En 1915, il participe aux combats de Neuville Saint-Vaast et Notre-Dame-de-Lorette.
Raymond est nommé sous-lieutenant le 31 août 1915.
En 1916, il est en Champagne, à Verdun.
Raymond est tué lors d'un exercice le 4 août 1916 à Gernicourt.
Il est inhumé à La Bernerie.
Il est décoré de la Légion d'Honneur et de la Croix de guerre avec palme.
Raymond est né le 9 janvier 1891 à Nantes.
Son père, Léon est alors tailleur de pierre et sa mère, Julienne GALLIER, est épicière. Ils habitent tous deux Boulevard Babin Chevaye à Nantes.
Raymond a déjà un grand frère, Léon né le 21 octobre 1889 à Nantes. Il a un petit frère, Paul né le 10 février 1893 à la Bernerie.
A ses 20 ans, Raymond a les cheveux châtains, les yeux bleu foncé et il mesure 1m67. Il habite La Bernerie avec ses parents. Il est employé de commerce.
Il effectue son service militaire à compter du 1er octobre 1912 au 16ème régiment des Dragons. Il est nommé brigadier le 7 novembre 1913.
Il est donc déjà aux armées au moment de la mobilisation générale. Son régiment est en casernement à Reims en 1914.
Il part pour la Belgique, Charleroi, Maubeuge. Il est contraint de battre en retraite, se retire sur Paris. Il participe à la bataille de l'Yser du 22 octobre au 18 novembre 1914.
En 1915, le 16ème régiment des Dragons reste en Artois d’avril à novembre. Certains éléments à pied occupent un secteur vers Neuville-Saint-Vaast et Notre-Dame-De-Lorette de mai à août 1915 puis, Souain en septembre et octobre.
Raymond est nommé sous-lieutenant le 31 août 1915. Il est alors affecté au 65ème régiment d’infanterie.
Ce régiment vient de participer à la bataille d’Hébuterne du 7 au 11 juin et puis Serre du 13 au 21 août et la ferme du Touvent. Il est blessé au cours des combats du 25 septembre 1915.
Le 24 janvier 1916, il passe au 118ème régiment d’infanterie qui se trouve en Champagne. A Verdun, en juillet, le régiment est composé de 67 officiers et 2289 hommes.
Raymond est de nouveau blessé le 4 avril 1916 par éclat d'obus. La blessure étant légère, il n'est pas évacué.
Il est cité à l’ordre du régiment le 14 mai 1916 : «Officier énergique, a donné le plus bel exemple de sang-froid et de bravoure durant plusieurs jours d’un violent bombardement pendant lequel il a été blessé.» Signé : le colonel Le Maistre, chef de corps du 118ème RI.
Raymond sert dans la 2ème compagnie du 118ème RI. On peut lire dans le JMO à la date du 4 août 1916, qu'il «.../... est tué par l’éclatement d’une grenade à Gernicourt près du Canal au cours d’un exercice de lancement.»
Il est cité à titre posthume à l’ordre de la 44ème brigade le 9 août 1916: «Officier plein de bravoure et d’entrain, venu sur sa demande de la cavalerie dans l’infanterie. Chargé de la direction d’un exercice de lancement de grenade et ayant des doutes sur la valeur des grenades qu’il expérimentait, a tenu à en faire l’essai lui-même afin de ne pas exposer ses hommes. A été tué par l’explosion prématurée d’une grenade.» Signé : le général de Lavilléon, commandant la 44ème brigade)
Il est décoré de la Croix de guerre avec palme (une palme en bronze pour citation à l’Ordre de l'Armée) Raymond avait 25 ans. Il est fort probable aussi qu'il ait été cité 3 fois à l'ordre du régiment comme on peut le constater sur sa photographie.
Sur sa sépulture, il est indiqué qu’il est décoré de la Légion d’honneur et de la Croix de guerre.
Il est inhumé dans le cimetière de la Bernerie.
Raymond est inhumé dans une concession familiale à perpétuité. Une plaque en bronze mentionne son grade de sous-lieutenant et sa Légion d'honneur. Il n'est pas fait état des conditions tragiques de son décès sur la tombe. La veille mémorielle de sa tombe a été confiée par la famille au Souvenir Français.
Autres hommages à La Bernerie :
Monument aux morts
Livre d'Or des Pensions
Plaque commémorative de l'église Notre-Dame-du-Bon-Secours.
Source RPNDC
Léon, le grand frère, est également mobilisé. Il est blessé pendant la bataille de la Marne en 1914. Il est nommé sous-lieutenant le 17 mars 1915 au 65ème RI. Il est fait prisonnier en août 1917. Il revient à la vie civile le 21 juillet 1919 et décède en 1969.
Source RPNDC
Paul, le petit frère de Raymond a été mobilisé lui aussi. D’abord au 132ème RI, puis au 64ème RI et enfin, au 135ème RI. Il a été blessé par balle le 1er septembre 1914. Il est nommé caporal en 1917. Il est cité par 2 fois et sera décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre avec deux étoiles bronze. Il décède en 1977.
Ces sources fondamentales ont permis de vérifier et d'établir le récit de cette biographie.
Louis XIV organisa les premiers régiments de dragons. Le nom de "dragons" pourrait signifier "courageux et entreprenant".
Il s'agit de fantassins montés combattant aussi bien à pied qu'à cheval. Au cours de l'histoire, leur usage a été consacré comme cavaliers. Il y a eu quelques dragons à pied sous Napoléon mais ils sont rapidement devenus cavaliers. En 1914, on compte plus de 30 régiments de dragons dans les divisions de cavalerie ou réparties comme unités de reconnaissance des division d'infanterie. Le Lieutenant de Lattre de Tassigny (futur maréchal) est un célèbre soldat qui a servi du 12ème régiment des dragons pendant la première guerre mondiale.