Cette biographie a été rédigée par Hervé Closset, que nous souhaitons ici chaleureusement féliciter et remercier. La qualité de ses recherches, alliée à son enthousiasme remarquable — notamment dans la recherche de contacts, en particulier pour la section aviation — a grandement contribué à enrichir ce travail mémoriel.
CLAVIER Louis Marie Joseph
Chauvé
1895 - 1916
62ème régiment du génie
Mort pour la France
Louis est né le 2 mars 1895 à Chauvé.
A 19 ans, il est incorporé au 62ème régiment d'infanterie à la fin de l'année 1914.
Dès le printemps 1915, Louis va combattre dans la Somme.
Il est ensuite envoyé en Champagne en septembre 1915 : Tahure, Perthes-lès-Hurlus.
Après ces épreuves, Louis est dirigé sur Verdun.
Louis est « Tué à l’ennemi » durant un bombardement dans le secteur de Verdun à Louvemont - Côte-du-Poivre le 15 avril 1916. Il venait d'avoir 21 ans.
Il est décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre à titre posthume.
Louis Marie Joseph Clavier vient au monde le 2 mars 1895 au hameau de « La Baconnière » sur la commune de Chauvé. Une sœur prénommée Jeanne Joséphine vient agrandir la petite famille en avril 1899.
Comme de nombreux enfants de cette génération née à la toute fin du siècle, Louis a pu bénéficier d’une éducation scolaire qui permet à ce fils de laboureur de savoir lire, écrire et compter.
C’est peu avant Noël, le 15 décembre 1914, que Louis est incorporé à l’âge de 19 ans dans les rangs du 62ème RI. Composé de 3 bataillons,le régiment tient casernement simultanément à Lorient (caserne Bisson), Groix et Port Louis.
Pour compenser les pertes subies par l’armée française entre août et décembre 1914, il est nécessaire de recompléter au plus vite les régiments avec des troupes « fraîches ». Pour ce faire, la période d’instruction des conscrits de la classe 14 est raccourcie. Elle passe en moyenne de 6 mois à 3 mois. C’est la raison pour laquelle, Louis est envoyé au front au tout début du printemps 1915. Il fait partie des 671 hommes, officiers, sous-officiers et soldats qui arrivent en renfort entre le 13 mars et le 3 avril 1915 alors que le régiment occupe le secteur d'Avelly-Authuile dans la Somme. La guerre de tranchées a vraiment commencé. Les attaques partielles et les « coups de main » se succèdent de part et d’autre jusqu’à fin juillet.
Le 2 août 1915, le 62ème RI fait mouvement et se rend, par étapes, à Equennes-Guizancourt, où il arrive le 6 août. Remis à l'instruction du 7 au 20 août, Louis et ses camarades s'exercent aux nouvelles méthodes de combats en vue de l'offensive qui doit avoir lieu en Champagne, fin septembre.
Le 20 août, les fantassins français commencent leur transfert vers le front. Par étapes successives, Louis se retrouve le 26, à l'ouest de Saint-Jean-sur-Tourbe au camp dit « Des Coloniaux ».
La période du 27 août au 24 septembre est pénible ; elle est faite de périodes d'occupation de secteurs de 6 jours chacune, au nord de Mesnil-lès-Hurlus, en alternance avec des repos au bivouac dans les bois, d'une égale durée. Les pertes sont lourdes sur ce terrain bouleversé par les mines et les obus. Les bombardements par engins de tranchée sont continuels. Le sous-sol est creusé de galeries de mines.
Les repos sont employés aux travaux préparatifs de l’attaque. Il s’agit de creuser des tranchées appelées « parallèles de départ », des boyaux d'accès, d’établir des places d'armes et de reconnaissances de secteurs. En cette fin d’été, la fatigue des hommes est extrême. Mais le moral de la troupe ne faiblit pas et la nouvelle de l'attaque annoncée pour le 25 septembre est accueillie avec un certain soulagement.
Le 25 septembre, le 62ème R.I. prend donc part à l'offensive de Champagne. Encadré, à sa droite par le 118ème RI et à sa gauche par le 116ème RI, il reçoit la mission d'enlever les très fortes positions allemandes constituées :
1. Par les lignes de tranchées au nord de Perthes-lès-Hurlus ;
2. Par le village de Tahure ;
3. Par la butte de Tahure (cote 192 nord-ouest de Tahure).
Dans la nuit du 24 au 25 septembre, les unités du régiment se mettent en route pour aller occuper leurs positions de départ. Vers 2 heures du matin, toutes les unités du régiment sont en place. Le dispositif d'attaque prévoit que le 62ème RI fournit les effectifs des 2ème, 3èmeet 4èmevagues d’assaut. La 4ème vague est particulièrement assignée au « nettoyage » des tranchées et des positions conquises. Vers 7 heures, tous les hommes sont prévenus que l'attaque aura lieu à 9 h 15 précises. Les montres des officiers sont réglées de façon synchronisée.
En préambule à l’assaut de l’infanterie, l’artillerie française a débuté un tir de destruction prévu durer 72 heures. Pendant cette phase, le tir de canons s'arrête quelques instants pour faire croire aux Allemands que l'attaque va se déclencher et les faire ainsi occuper leurs positions de combat où les canons français pourront à nouveau les faucher dès la reprise de leur tir. Les deux heures qui doivent s'écouler avant l'attaque paraissent longues aux fantassins oisifs. Chacun les emploie suivant son tempérament. Certains recueillis, pensent à la gravité du moment présent. D’autres, que la bonne humeur n'abandonne jamais, blaguent les camarades. Plusieurs demandent à leur pipe favorite de les aider à passer le temps.
A 9 heures, le bombardement s'amplifie d'une façon formidable, puis les montres marquent 9h15.
Comme un seul homme, tout le régiment s'élance en courant vers les tranchées ennemies. Il n’y a pas un cri, pas un mot.
Tout en courant, Louis observe devant lui la première vague d’assaut. Les poilus avancent à grands pas, s’élancent par-dessus les tranchées allemandes et les trous d'obus. Partout dans la plaine il aperçoit les carrés de toile blanche qui recouvrent les sacs à dos des français pour éviter que leur propre artillerie ne les bombarde. La première tranchée est franchie assez rapidement. Mais, malgré sa violence, le bombardement n'a détruit qu'incomplètement les organisations ennemies et de nombreux défenseurs restent encore debout et attendent le choc des soldats français sur des positions à contre-pente où ils sont hors de vue des assaillants et de l’artillerie française.
Le premier mouvement de surprise passé, les Allemands se ressaisissent et se défendent avec acharnement. Le passage des 2ème et 3èmetranchées est plus pénible. Les mitrailleuses allemandes placées dans le ravin de la Goutte, gênent sérieusement la marche en avant et rendent très dur le passage du ravin. Malgré ces difficultés, l'élan n'est pas ralenti. Les pertes commencent à devenir importantes. Il en est ainsi de la 10ème compagnie. Tous les officiers étant hors de combat, le sergent Salliot prend le commandement de la compagnie et l'entraîne à l'assaut. D’un seul élan, il enlève un fortin bétonné, s'empare d'une batterie de 77mm et fait une centaine de prisonniers. Les trois premières vagues arrivent à la cote 188, mais le mouvement en avant est arrêté à cet endroit par deux fortins qu'il faut désormais encercler et prendre d'assaut. Le fortin de droite, en particulier, se défend très énergiquement.
Le 2ème bataillon, qui a pour mission de nettoyer les tranchées et qui combat à la grenade pour nettoyer les 2ème et 3ème lignes, arrive à son tour, à la cote 188. La 7ème compagnie a reçu comme mission de la nettoyer. Avec l’aide de la 1ère compagnie de mitrailleuses, elle attaque aussitôt le blockhaus bétonné qui empêche toute progression. Celui-ci est enlevé de haute lutte en faisant une trentaine 30 prisonniers dont plusieurs officiers.
Après avoir cisaillé les réseaux que l’artillerie n'a pas détruit en avant du fortin, Les 1er et 3ème bataillons reprennent leur marche sur l'objectif. Arrivés en face du bois des Canons, ils se heurtent à nouveau à une énergique résistance de l’ennemi. Le bois est garni de batteries de 77mm et de 105mm. Un violent combat, au corps à corps s'engage où fantassins et artilleurs se font tuer sur place.
Après reformation des unités, la marche en avant est reprise. A 11h15, la route Tahure-Souain, aux sources de la Dormoise, est atteinte. Trois compagnies environ, franchissent cette route, puis celle de Tahure-Somme-Py. Leurs patrouilles abordent ensuite les pentes sud de la butte de Tahure. Mais en raison de la rapidité de l’avance des soldats du 62ème, la liaison avec le régiment de l’aile droite française est rompue. Les Allemands profitent de ce trou dans le dispositif pour récupérer des positions qu'ils avaient abandonnées. Leur feu prend alors les poilus de flanc. Pendant cette partie de l'attaque, malgré ses pertes, surtout en cadres, le régiment a réalisé une avance de plus de 4 kilomètres, fait plusieurs centaines de prisonniers et capturé 7 canons de 77mm et 3 de 105mm.
A la tombée de la nuit, la position de Louis et de ses camarades se retrouve très en avant de l’offensive. Aussi, ordre est donné de se replier sur la crête au nord-ouest du bois des Canons et d'occuper le bois triangulaire.
Pendant les journées des 26 septembre au 5 octobre, le régiment est placé en réserve ou chargé d'appuyer des attaques partielles. Il en profite pour accueillir des renforts en provenance du dépôt.
Successivement, les contre-attaques allemandes et les attaques françaises s’enchaînent jusqu’au 30 novembre sans que la ligne de front ne bouge de façon significative.
Vers le 10 novembre, le 62ème assure à nouveau la relève dans le secteur de Tahure. Il occupe les tranchées au sud-ouest et à l'ouest du village. Le secteur est très dur, il faut l'organiser défensivement sous des bombardements journaliers ; le manque de voies de communications, le mauvais état des pistes, où hommes de corvée et voitures s'enlisent constamment, ainsi que celui non moins défectueux des boyaux remplis d'eau et de boue, rendent les ravitaillements de toute nature très difficiles, souvent impossibles. Cette période d'hiver sera pour le régiment une des plus dures de la guerre.
Le 21 février, le 62ème RI quitte la Champagne et se dirige sur le camp de Mailly où il arrive le 23. Mais le repos au camp est de courte durée ; les Allemands ont déclenché le 21 février leur grande offensive contre Verdun. Les régiments enlevés en camions arrivent par la « voie sacrée ». Aussitôt débarqué, le régiment de Louis est jeté dans la mêlée furieuse, car il faut coûte que coûte, arrêter les masses ennemies qui disposent de moyens formidables et mettent tout en œuvre pour prendre la ville et sa forteresse.
Le 6 mars 1916, le régiment est mis en alerte. Le 7 mars, il s'embarque en chemin de fer et débarque le même jour à Valmy. Il se porte ensuite par étapes sur Evres où il arrive le 25. Le 28 mars, à 7 heures, Louis et ses camarades sont embarqués en camion à destination de Verdun où ils arrivent dans la soirée.
Dans la nuit du 29 au 30 mars, le régiment va relever le 162ème RI dans le secteur du bois Nawe, où se trouve le P.C. du colonel.
Le 31, l'ennemi bombarde continuellement les lignes françaises.
En début d’après-midi, un combat aérien oppose deux avions français à un allemand. (Voir à la fin de la biographie, les détails de cet évênement).
Du 1er au 16 avril 1916, l'artillerie ennemie se montre toujours très active. Les positions tenues par le 62ème sont violemment bombardées de façon incessante. Le ravitaillement des troupes est rendu difficile par ces tirs, tous comme les liaisons téléphoniques dont les fils sont fréquemment coupés.
Les hommes en première ligne doivent se contenter d’une soupe et d’un café par jour. Les avions allemands ont la maîtrise de l’air. Ils ne cessent de survoler les positions françaises pour régler précisément le tir de leur artillerie. Sur cette période, le régiment déplore la perte de 31 morts et de 82 blessés.
Parmi eux figure Louis CLAVIER. Il est « Tué à l’ennemi » durant un bombardement le 15 avril 1916 à 18h00 à l’âge de 21 ans dans le secteur de Verdun à Louvemont - Côte du Poivre (Meuse).
Dans la nuit du 21 au 22 avril, le régiment est relevé. Pendant cette période, il occupe dans des conditions très difficiles un secteur où il n'y avait pas ou peu de tranchées, des abris inexistants, un sol extrêmement dur à travailler. Les tirs de harcèlement rendent très souvent les ravitaillements en vivres et en munitions impossibles. Le problème de l’approvisionnement en eau potable se pose de façon cruciale pour des hommes rendus assoiffés par la poussière et la poudre. Sous des bombardements très violents et continus, le 62ème RI subit chaque jour des pertes sévères. Malgré ces dures conditions, et pendant 22 jours consécutifs, il s’accroche au terrain, ne cédant que pas à pas, et après l'avoir fait payer chèrement à l’ennemi.
Le 26, le régiment s'embarque à Ligny et se rend dans la région de Fère-en-Tardenois. Il y reste jusqu’au 14 mai pour se reposer et recompléter ses effectifs. Pour preuve des pertes subies, ce ne sont pas moins de 594 hommes en provenance du dépôt mais aussi d’autres régiments qui arrivent en renfort.
A l’issue de la première guerre mondiale, le 62ème RI décompte 2416 morts dans ses rangs.
Louis Clavier est déclaré « mort pour la France ». Son décès est enregistré le 22 juin 1916 à Chauvé.
Le 3 juillet 1920, Louis est décoré de la Médaille militaire avec la citation suivante : « Soldat brave et dévoué. Tué à son poste de combat, le 18 avril 1916, devant Verdun. » - Croix de guerre – 1 étoile Bronze. Le décret est signé par Paul DESCHANEL, Président de la République.
Louis a été tué à l'ennemi mais on ignore son lieu d'inhumation.
Hommage à Chauvé :
Inscrit sur le monument aux Morts.
Inscrit sur le Livre d'Or du ministère des pensions.
Inscrit sur le Tableau d'Honneur.
Sa mère décède le 3 juin 1954 à Chauvé à l'âge de 85 ans.
Ayant atteint la limite d’âge d’un soldat mobilisable en 1913 (45 ans), son père ne participe à la grande guerre. Il décède le 4 mai 1956 à Chauvé à l'âge de 89 ans.
Sa sœur se marie le 19 janvier 1922 à Chauvé avec Donatien Rogatien Clair Célestin MARIOT dont elle a un fils unique prénommé Donatien comme son père. Elle s’éteint le 13 avril 1969 à Fresnay-en-Retz, où elle est inhumée à l'âge de 70 ans.
La caserne BISSON de Lorient est en grande partie endommagée pendant les bombardements alliés de janvier et février 1943, interdisant toute réoccupation. Elle est rasée en 1961. Seul un bâtiment subsiste et sert de prison jusqu'en 1982. Il est détruit en 2000 pour laisser la place à un ensemble immobilier.
Ces sources fondamentales ont permis de vérifier et d'établir le récit de cette biographie.
Le terme d’as de l’aviation n’a rien d’officiel et n’apparaît dans aucun document militaire de l’époque. Il est issu d’une expression populaire désignant les plus grands sportifs. La presse emboîte le pas et la première mention du terme dans un article vient de la plume de Georges Prade, journaliste sportif et ancien rédacteur en chef du journal « Les Sports » de 1904 à 1909. Le 13 avril 1916 dans le quotidien « Le Journal », il consacre un article au pilote Jean Navarre, alors meilleur pilote de chasse de l’aviation française. Son article ne fait que retranscrire les propos entendus dans le monde des pilotes au sujet de l’intéressé : « Celui-là, c’est l’as ».
On qualifie par la suite d’« as » de l’aviation militaire française, les pilotes et mitrailleurs qui ont obtenu au moins 5 victoires aériennes homologuées par les autorités et mentionnées dans le Journal Officiel.
La décision d’honorer les meilleurs pilotes de chasse vient du Grand Quartier Général (GQG) et très probablement du chef du service aéronautique de l’époque, le commandant Joseph Barès. Outre le fait de voir leurs victoires signalées dans des citations individuelles, les « as « vont voir leur nom signalé dans le communiqué quotidien édité par les forces armées
Le fait de voir son nom mentionné dans le communiqué suffit à assurer à son bénéficiaire une immense célébrité, démultipliée par l’action de la presse. Des articles consacrés aux « as » font la une des quotidiens. On y voit parfois leur photo ce qui constitue un privilège réservé aux hommes politiques ou aux artistes les plus en vue. Ceci donne aux intéressés une immense célébrité, un abondant courrier d’admirateurs (et admiratrices…) et nombre de gratifications, et même pour les plus titrés d’entre eux un train de vie de « Rock-Star » durant la guerre.
Au total 175 pilotes et mitrailleurs de nationalité française ont pu prétendre à ce titre, ainsi que 9 pilotes étrangers qui ont combattu dans les escadrilles françaises, soit au total 184 " as".
Une victoire observée et confirmée
Le 31 mars 1916 à 14h 30, Louis observe un appareil allemand qui s’écrase sur la côte du Poivre. Il explose en touchant le sol ce qui provoque la coupure des lignes téléphoniques du régiment.
Après échanges avec le rédacteur du site https://as14-18.net, qui nous a apporté son précieux concours pour nos recherches, il apparaît que l’aéronef observé par le 62ème RI pourrait constituer la seconde victoire partagée entre le Sgt pilote Ingold, son passager le Sgt observateur de Ram et l'Adj pilote Pulpe appartenant tous trois à l’escadrille N 23 basée à Lunéville. A bord de leurs appareils Sopwith 1A2 (biplace de reconnaissance) et Nieuport 12 (chasseur), ils revendiquent la destruction d’un biplace allemand à Ornes, à proximité de la côte du Poivre et à courte distance de Douaumont. Les ailes de l’avion à croix noires se sont brisées durant sa chute. La victoire est officiellement homologuée.
Les archives de l’aviation allemande sont incomplètes, mais à la date du 31 mars une seule perte létale, est enregistré à Douaumont. Il s’agit de l’équipage composé du sergent major (Vizefeldwebel) Hans Haza-Radlitz (pilote) et du sous-lieutenant de réserve (Leutnant d.R.) Erich Bardenwerper (observateur) qui ont été tués dans ce secteur. L’appareil appartient à l’escadron de combat Kampfgeschwader (KG) 2.
D’origine Suisse, Théophile Ingold est par la suite grièvement blessé en combat aérien le 16 juillet 1916. Il décéde des suites de ses blessures, le 19 juillet suivant à l’ambulance 4/154 de Landrecourt (Meuse).
D’origine russe, Edwards Pulpe est un des premiers aviateurs lettons. Le 9 avril 1916, il quitte l’escadrille N23 et part en Russie avec la Mission Militaire Française. Le lieutenant Pulpe, As aux cinq victoires aériennes est tué dans un combat aérien le 2 août 1916 à Stira (Bulgarie) . A son decès, il est titulaire de la Médaille Militaire française, de la Croix de guerre 14-18 avec cinq palmes, ainsi que de la Croix de Saint-Georges de l’empire russe.