D'après les données publiées par Émile Gabory en 1923
En 1914, Touvois comptait 1 935 habitants. Au cours de la guerre, 400 hommes furent mobilisés, soit plus d’un habitant sur cinq. En 1923, la commune recensait 91 Morts pour la France, représentant 4,75 % de sa population d’avant-guerre.
Pendant le conflit, la municipalité était dirigée par Victor Blanchard, maire, assisté d’Édouard Grollier, adjoint. Malgré les départs au front, les services municipaux, les écoles publiques et privées ainsi que la paroisse continuèrent de fonctionner.
La commune participa à toutes les journées organisées en faveur des œuvres de guerre. Elle accueillit également 57 réfugiés, auxquels la population procura du linge, des ustensiles de ménage et des meubles afin de faciliter leur installation et d’atténuer les épreuves qu’ils avaient traversées.
Malgré la mobilisation de 400 hommes, aucune terre ne resta en friche. Les travaux agricoles furent assurés par les cultivateurs demeurés sur place, mais surtout par les femmes, les vieillards et les enfants des familles de mobilisés. Grâce à cet effort collectif, Touvois put répondre à toutes les réquisitions de l’Intendance militaire.
Neuf familles nombreuses de la commune furent distinguées par le concours de « La plus Grande Famille ». À elles seules, elles comptaient 64 fils, gendres ou petits-fils sous les drapeaux. Parmi eux, 16 furent tués et un autre porté disparu.
La famille Tessier, de la Grollière, comptait notamment dix combattants, dont deux ne revinrent pas. La famille Gautier, de la Rivière, en comptait neuf, dont trois furent tués. Les familles Gobin, Maisonneuve, Pédeau, Barreteau, Boucard, Gautier du Closy et Giraudet fournirent chacune entre six et sept soldats. Plusieurs d’entre elles perdirent deux ou trois de leurs proches.
Avec 91 Morts pour la France sur 1 935 habitants, Touvois paya ainsi un lourd tribut à la Première Guerre mondiale. La mobilisation, l’accueil des réfugiés et le maintien de la production agricole témoignent également de l’engagement de toute la population pendant les quatre années de guerre.
D'après : Émile Gabory, Les Enfants du Pays Nantais - Livre d'Or, 1923.
Les biographies actuellement disponibles pour cette commune sont présentées ci-dessous.
MASSE René Emmanuel Alfred Marie — Sapeur au 8 Génie — ✝ 30 août 1918 — Villers-la-Fosse
Note : Le symbole [2] après le nom d'un soldat indique que celui-ci est honoré dans deux communes différentes (par exemple : commune de naissance et commune de domicile).