D'après les données publiées par Émile Gabory en 1923
En 1914, Frossay compte 2 679 habitants ; 486 hommes sont mobilisés et 112 sont morts pour la France, soit 4,18 % de la population, selon les chiffres publiés par Émile Gabory en 1923. La commune, administrée pendant la guerre par le vicomte de Cornulier-Lucinière, lieutenant-colonel en retraite et chevalier de la Légion d’honneur, participe largement aux emprunts nationaux et figure parmi les communes de Loire-Inférieure ayant fourni les contributions financières les plus importantes. Un hôpital temporaire est installé dans la salle des œuvres paroissiales et dans une propriété du curé, sous la direction du maire.
Les premiers réfugiés arrivent à Frossay le 1er janvier 1915. La commune en accueille 118, hébergés et soutenus par la municipalité, les Dames de la Ligue Patriotique et les habitants. Les cultivateurs leur fournissent notamment légumes, lait, beurre et bois de chauffage. L’effort de guerre repose également sur ceux qui maintiennent l’activité agricole malgré l’absence des hommes mobilisés : Jean-Marie Ganachas et Eugénie Perriot sont ainsi récompensés par la Société d’agriculture de la Loire-Inférieure pour l’aide apportée aux exploitations.
Plusieurs familles de Frossay sont particulièrement éprouvées par la guerre. La famille Métriau compte huit fils et gendres mobilisés, dont deux tués ; François Boucaud perd trois de ses fils, tandis que les familles Chauvet et Leroux perdent chacune deux des leurs. Enfin, de nombreux soldats de la commune font l’objet de citations et plusieurs reçoivent la médaille militaire. Le caporal Joseph Gautreau et le sous-lieutenant Étienne Moreil sont décorés de la Légion d’honneur pour leur bravoure au combat, témoignant de la forte participation des habitants de Frossay à la Grande Guerre.
D'après : Émile Gabory, Les Enfants du Pays Nantais - Livre d'Or, 1923.
Les biographies actuellement disponibles pour cette commune sont présentées ci-dessous.
MOREIL Étienne Victor — Sous-Lieutenant au 65 RI — ✝ 25 septembre 1915 — Mesnil-lès-Hurlus
Note : Le symbole [2] après le nom d'un soldat indique que celui-ci est honoré dans deux communes différentes (par exemple : commune de naissance et commune de domicile).