D'après les données publiées par Émile Gabory en 1923
En 1914, Saint-Léger-les-Vignes compte 516 habitants. La mobilisation touche 116 hommes, soit près d'un quart de la population. La commune paie un lourd tribut au conflit avec 21 Morts pour la France, représentant 4 % de ses habitants, un taux particulièrement élevé.
Tout au long de la guerre, la municipalité et les habitants se mobilisent avec générosité. Le conseil municipal accorde plusieurs subventions aux œuvres de secours destinées aux régions dévastées, aux prisonniers de guerre et aux militaires blessés. La population participe également à toutes les grandes collectes nationales en faveur des orphelins, des prisonniers, des poilus ou des régions libérées, témoignant d'un remarquable élan de solidarité.
Dès les premiers jours du conflit, la commune accueille 31 réfugiés belges. Les habitants organisent une souscription pour leur venir en aide, leur fournissent vivres et légumes, et s'attachent à leur offrir un accueil aussi chaleureux que possible. Lorsque le nombre de réfugiés est ensuite réduit, l'entraide se poursuit jusqu'à la fin de la guerre.
À l'arrière, malgré l'absence des hommes mobilisés, les femmes, les personnes âgées et les enfants assurent les travaux agricoles. Grâce à leur engagement, aucune terre ne reste en friche et la commune répond à toutes les réquisitions de l'Intendance. Seules les vignes souffrent durement de l'importante épidémie de mildiou de 1915, aggravée par le manque de main-d'œuvre, avant de retrouver progressivement leur vigueur après le retour des soldats.
Émile Gabory souligne enfin que Saint-Léger-les-Vignes figure parmi les communes de Loire-Inférieure ayant fourni le plus grand effort pour la défense du pays. Les 21 enfants de la commune tombés au champ d'honneur illustrent le sacrifice consenti au front, tandis que la population restée à l'arrière fit preuve d'un engagement tout aussi exemplaire.
D'après : Émile Gabory, Les Enfants du Pays Nantais - Livre d'Or, 1923.
Les biographies actuellement disponibles pour cette commune sont présentées ci-dessous.
BERTHOME André Joseph Gustave Marie — Soldat 2ème Classe au 2 RIC — ✝ 22 août 1914, Rossignol
PAVAGEAU Joseph Henri Jean — Sergent au 77 RI — ✝ 9 septembre 1914, Mondement-Montgivroux