D'après les données publiées par Émile Gabory en 1923
En 1914, la commune du Bignon compte environ 1 705 habitants. Au cours de la Grande Guerre, 327 hommes sont mobilisés et 83 d'entre eux meurent pour la France, soit près de 5 % de la population communale, un lourd tribut qui marque durablement le village.
Malgré l'absence de nombreux hommes, l'activité agricole est maintenue grâce aux efforts de la population restée sur place, si bien que seulement 40 hectares de terres demeurent en friche. La commune accueille également 65 réfugiés, tandis que quelques détachements américains n'y effectuent que de brefs passages.
La guerre frappe durement plusieurs familles bignonnaises. La famille Ganuchaud, de Doizé, est particulièrement éprouvée : sur six fils et deux gendres mobilisés, quatre sont tués, ce qui lui vaut une distinction au concours de « La plus Grande Famille ». D'autres familles paient également un très lourd tribut, notamment les Marnier-Monnier, Bouchaud, Moriceau, Guilbaud, Couillaud, Léauté, Guillet, Bourbon, Gautreau, Bossis et Péneau, qui perdent plusieurs fils ou gendres au combat ou comptent des disparus.
À l'issue du conflit, la commune conserve le souvenir de ces sacrifices, qui témoignent de l'ampleur de l'effort consenti par cette petite commune rurale durant la Première Guerre mondiale.
D'après : Émile Gabory, Les Enfants du Pays Nantais - Livre d'Or, 1923.
Les biographies actuellement disponibles pour cette sont présentées ci-dessous.
CORBINEAU Pierre Julien Marie — Sergent-fourrier au 116 RI — ✝ 25 octobre 1915, Tahure [3]