PICARD Jean Marie
Le Clion - Chéméré
1890 - 1915
Soldat au 32ᵉ régiment d'infanterie
Mort pour la France
Ses parents, Eugène PICARD et Marie GRANDJEAN se sont mariés en 1885 à La Bernerie. Ils sont ensuite cultivateurs à La Boutinardière en la commune du Clion.
Ils ont six enfants : Marie née en 1886, Joseph né en 1888, Jean-Marie né en 1890, Pierre né en 1892, Eugène né en 1899 et Marcel né en 1902.
Jean-Marie est né le 10 décembre 1890.
D’abord exempté pour maladie, il est mobilisé le 27 octobre 1914.
Il combat au Mesnil-lès-Hurlus dans les tranchées.
Puis Jean-Marie est engagé dans les combats dans les Flandres.
Le 30 avril 1915, Jean-Marie disparaît lors des combats de Pilkem en Belgique.
Son corps ne sera jamais retrouvé .
Jean-Marie est né le 10 décembre 1890 au Clion.
Il a les cheveux châtains, les yeux gris et il mesure 1,67m.
Ayant déménagé à Chéméré où il est cultivateur avec ses parents, Jean-Marie est exempté en 1911 du service militaire pour raison de santé (bronchite chronique).
La Première Guerre mondiale éclate et Jean-Marie est mobilisé le 7 décembre 1914. Il intègre le 32ème Régiment d’Infanterie à Châtellerault.
Ce régiment a participé à la très meurtrière bataille de la Marne du 6 au 13 septembre 1914. Puis ce sera la marche vers l’Yser, la Belgique où l’armée anglaise subira de lourdes pertes.
Lorsque Jean-Marie le rejoint, le 32ème régiment d’infanterie est vers Saponay puis se dirige vers Saint-Hilaire-au-Temple (au nord de Châlons-Sur-Marne). A partir de décembre 1914, il combat au Mesnil-lès-Hurlus dans les tranchées. On peut lire dans les archives :
« En 15 minutes la 5ème compagnie perd 45% de son effectif, 2 officiers et est réduite à 68 hommes »
Il est engagé aux combats dans les Flandres puis au château d’Hérentage et Pilkem.
Jean-Marie disparaît lors des combats de Pilkem en Belgique le 30 avril 1915 comme 40 autres soldats de ce régiment. Il avait alors 24 ans.
Le décès de Jean-Marie est confirmé par le Tribunal de Paimboeuf le 11 mars 1921 par un « Jugement déclaratif de décès. »
Le corps de JeanMarie n'a jamais été retrouvé.
On peut imaginer qu'il a été placé dans l'ossuaire de la nécropole située à 10 km d'Ypres, au flanc du Mont Kemmel. Cet ossuaire rassemble 5 294 corps dont 57 seulement ont été identifiés.
Hommage à Chéméré:
Inscrit sur le monument aux morts.
Inscrit sur le Livre d'or du ministère des pensions.
Les proches de Jean-Marie
Marie Grandjean, leur mère, décède le 13 mars 1924 à Chéméré à l'âge de 62 ans.
Joseph, son frère, est mort le 30 avril 1915. Il n'a pas obtenu la mention « Mort pour la France »
Pierre, exempté du service militaire pour cause de maladie, ne sera pas mobilisé et décèdera de maladie le 12 octobre 1917 chez ses parents à Chéméré à l'âge de 25 ans.
Eugène, mobilisé en avril 1918, rejoindra le 88ème régiment d’artillerie lourde. Il épouse Francine GARNIER en 1919 à Chéméré. Il décède le 12 novembre 1927 à Chéméré à l'âge de 28 ans. Son père est peut-être décédé le même jour.
Marcel, trop jeune, ne participera pas à la Première Guerre mondiale. Il se marie avec Germaine REVERDY. Il décède en 1955 âgé de 52 ans.
Marie, leur sœur, se marie au Clion en 1908 avec François LOUERAT. Elle décède en 1979 au Clion à l'âge de 93 ans.
Sources primaires et documentation
Ces sources fondamentales ont permis de vérifier et d'établir le récit de cette biographie.
Souvent identifiée comme « la bataille de la Marne », elle a lieu du 5 au12 septembre 1914 entre, d'une part l'armée allemande et d'autre part l'armée française et le corps expéditionnaire britannique.
Les combats se déroulent le long d'un arc-de-cercle de 225 kms2 à travers la Brie, la Champagne et l'Argonne, limités à l'ouest par le camp retranché de Paris et à l'est par la place fortifiée de Verdun. Ce champ de bataille est subdivisé en plusieurs batailles plus restreintes : à l'ouest les batailles de l'Ourcq et des deux Morins, au centre les batailles des marais de Saint-Gond et de Vitry, et à l'est la bataille de Revigny. Un célèbre épisode a lieu pendant cette période : celui des « taxis de la Marne ».
Au cours de cette bataille décisive, les troupes franco-britanniques arrêtent puis repoussent les Allemands, mettant ainsi en échec le plan Schlieffen (revu par Moltke) qui prévoyait l'invasion rapide de la France en passant par la Belgique, pour éviter les fortifications françaises et ensuite rapatrier le gros des troupes sur le front de l'Est. La retraite allemande se termine sur la rive droite de l'Aisne dès le 14 septembre, ce qui déclenche la bataille de l'Aisne.