D'après les données publiées par Émile Gabory en 1923
En 1914, La Chevrolière compte 2 078 habitants ; 74 hommes sont morts pour la France, soit 3,75 % de la population selon les chiffres publiés par Émile Gabory en 1923. La commune est administrée pendant la guerre par le maire Emmanuel Béranger, assisté de son adjoint François Lemerle. Le secrétariat de mairie est assuré jusqu’au 1er octobre 1918 par Jean-Baptiste Josnin, remplacé ensuite par Pierre Guidoin. La paroisse est desservie par Étienne Robin, auquel succède Henri David en juillet 1917.
Tout au long du conflit, le conseil municipal accorde de nombreuses subventions aux œuvres de guerre : aide aux agriculteurs des régions envahies ou dévastées, secours aux blessés, aux militaires tuberculeux, aux orphelins, aux Pupilles de la Nation et aux prisonniers de guerre. Les souscriptions publiques rapportent 824,25 francs. En février 1915, la commune fournit également à la Sous-Intendance de Nantes 77 barriques de vin destinées aux soldats.
La Chevrolière accueille pendant les hostilités 125 réfugiés. Malgré le départ des hommes mobilisés, seulement 99 hectares de terres restent en friche, grâce notamment au travail des femmes qui prennent la direction des exploitations agricoles. Trois d’entre elles, Similienne Freuchet, Marie Freuchet et Anne-Marie Barillère, reçoivent un diplôme d’honneur de la Société d’agriculture de la Loire-Inférieure.
La guerre frappe durement plusieurs familles de la commune : huit familles perdent chacune deux fils au front. La famille Freuchet, du Plessis, est quant à elle récompensée au concours de « La plus Grande Famille » pour avoir compté sept fils et gendres sous les drapeaux.
D'après : Émile Gabory, Les Enfants du Pays Nantais - Livre d'Or, 1923.
Les biographies actuellement disponibles pour cette sont présentées ci-dessous.
FREUCHET Émile Jean Marie — Sergent au 241 RI — ✝ 27 juin 1916, Fleury-devant-Douaumont