À Guillemont, dans la Somme, se trouvait autrefois une fosse destinée à conserver la pulpe de betteraves. Rien ne la prédisposait à devenir un lieu de sépulture et de mémoire. Pourtant, le 28 août 1914, elle fut au cœur d’un drame qui coûta la vie à 105 soldats du 265ème régiment d’infanterie, dont la garnison était établie à Nantes. Les hommes furent tués à la suite d’une erreur de tir de l’artillerie française (voir plus bas le JMO).
À la demande des autorités allemandes, les habitants de Guillemont recueillirent les corps et les inhumèrent dans cette fosse à pulpe. Les soldats, pour la plupart originaires de Loire-Atlantique et, pour cinq d’entre eux, de Vendée, reposèrent dès lors dans cette tombe collective improvisée.
Dans les années 1920, le père de l’une des victimes, un Nantais fortuné, demanda que le corps de son fils lui soit restitué. L’État aurait refusé cette demande. Ne pouvant ramener son enfant auprès des siens, il choisit alors d’acquérir le terrain où les soldats avaient été ensevelis et y fit élever un monument.
Devenu propriétaire du terrain et du mémorial, il veilla ainsi sur la tombe de son fils et de ses compagnons. Il mourut cependant dans les années 1930. Après sa disparition, plus personne ne s’occupa véritablement du site, qui fut progressivement délaissé.
Les décennies passèrent et la végétation recouvrit peu à peu le lieu. En 2008, au cours de recherches menées dans la Somme sur son grand-père, un passionné découvrit le monument dans un état d’abandon complet. Envahi par les broussailles, il était également menacé de disparition, car le maire de Guillemont souhaitait utiliser son emplacement pour aménager un parking.
Devant le refus de la municipalité de prendre en considération ses démarches, il aurait sollicité les plus hautes autorités de l’État afin d’obtenir la préservation du site. Pour lui, la sauvegarde d’un tel lieu devait rester étrangère à toute considération politique : seule comptait la mémoire des hommes qui y reposaient.
Il entreprit alors d’étudier individuellement les dossiers des soldats. Ces recherches confirmèrent que la plupart venaient de Loire-Atlantique et que cinq étaient originaires de Vendée. Les familles des militaires inhumés sous le monument furent retrouvées et une procédure de réhabilitation put être engagée.
La mairie de Nantes ainsi que les conseils départementaux de la Somme et de la Vendée apportèrent une aide importante et participèrent au financement de la restauration.
Les travaux furent réalisés au début de l’année 2010. Le 28 août suivant, jour anniversaire du drame, une première cérémonie commémorative fut organisée devant le monument restauré. Elle réunit une importante délégation d’élus venus de Nantes, de ses environs et de Vendée.
Quelque temps plus tard, le maire de Guillemont aurait demandé l’autorisation de raboter le talus situé devant le monument afin d’y aménager des places de stationnement. Au cours des travaux, des ossements furent mis au jour. Le projet fut immédiatement interrompu et le talus remis dans son état antérieur.
Depuis de nombreuses années, la sauvegarde du monument repose sur la bonne volonté de citoyens bénévoles de Guillemont. Une famille habitant à proximité s’est particulièrement investie dans cette mission. Son fils, lui-même très engagé dans l’entretien du lieu et la préservation de la mémoire des soldats, est malheureusement décédé accidentellement en 2017, laissant une veuve et son fils devenu orphelin de père.
Aujourd’hui, son fils reprend avec détermination le relais de son père. Par sa présence et son engagement, il poursuit l’œuvre familiale et veille à son tour sur la sépulture des soldats. Son courage et sa volonté forcent l’admiration.
Les habitants de Guillemont désignent aujourd’hui ce lieu sous le nom de «Monument des Nantais ». Chaque année, le 28 août, une cérémonie y rassemble celles et ceux qui refusent que soient oubliés les 105 soldats du 265ème régiment d’infanterie qui y reposent depuis 1914.
Transcription du JMO. Les mots en rouge sont incertains mais ne gênent en rien la compréhension de ce drame.
« Le 26 août
Le lendemain 26 août en exécution de l'ordre général de la 61e division le régiment se porte vers la région Oppy-Neuvireuil. Les 2ème bataillons forment à partir de Neuville Saint-Vaast une seule colonne qui suit l'itinéraire Thélus, Farbus, Willerval.
Chemin faisant, alors que la tête d’avant-garde atteint Farbus, ordre est donné à la 121ème brigade de se porter sur Gavrelle où elle devra bivouaquer ordre général numéro 2 de la 61ème division.
Le régiment bivouaque le long de la lisière du village de Gavrelle. Le temps est très pluvieux et les unités sont autorisés à se placer au cantonnement bivouac.
À 20h le lieutenant-colonel se rend chez le général de la 121ème brigade qui lui donne l'ordre général numéro 3. Le 265ème fait partie de la colonne de droite. La 122ème brigade forme la colonne de gauche. Le 265ème fournit un bataillon à l'avant-garde l'autre bataillon est tête de gros avec l'avant-garde marchera la division du génie.
Le 265ème quitte Gavrelle par une nuit noire à 21h30.
Il gagne par Saint-Laurent-Blangy, Blangy et ?? D’Ouville, la route nationale numéro 37. La marche est rendue très pénible par l'obscurité.
27 août
Après une grande halte près de Brylle, la marche est reprise à 7h. Le 265ème a fourni l’avant-garde.
En arrivant à Bésanier des renseignements fournis par la cavalerie et par des soldats de l'armée territoriale qui ont été surpris à Maury, font connaître que la cavalerie allemande est à proximité et vient de bombarder Beugny.
Ordre est donné par le général de la division de continuer le mouvement sur Bapaume en un dispositif d'approche. Le 5ème bataillon est en tête, le 6ème bataillon diminué de deux compagnies chargées d'aller chercher le T.R. à Moulins là ?? et de l'escorter marche derrière.
Le mouvement s'effectue sans difficulté. Vers midi le 5ème bataillon pénètre dans Bapaume et va occuper la lisière opposée.
L'ennemi s’étant montré nulle part, vers 15h le général de la 61ème division ordonne de reprendre la marche dans la direction de Flers et Combles, par Thilloy, Ligny-les-Thillois, Flers, Ginchy et Combles. Les compagnies qui avaient eu la mission spéciale d'escorter le TR l'ont rejoint.
Vers 17h, au moment où la tête d'avant-garde atteint Ginchy, elle essuie quelques coups de feu partant du bois de Belleville à l'est de Longueval.
L'avant-garde traverse Ginchy, le colonel commandant l'avant-garde reçoit à ce moment, tant des éclaireurs montés que des Hulans, le renseignement que des groupes assez considérables de uhlans sont dans les environs et qu’en particulier, ils occupent Combles.
L'avant-garde a atteint le carrefour de la route située à 500 m à l'est de Guillemont et 400 m au sud de Ginchy. Ordre est donné de se former en une colonne ouverte et de prendre comme objectif la corne sud des bois de Bouleaux, les 2ème compagnies de tête, 17ème et 18ème déployées pour l'attaque.
La 19ème compagnie et la compagnie du génie resteront à la disposition du colonel commandant l'avant-garde au carrefour des routes. Ordre à la 20ème compagnie qui était à la suite du déploiement de la matinée un peu éloignée du régiment, de venir joindre le plus tôt possible le colonel.
Le bataillon JOURNOT (6ème bataillon) reçoit l'ordre de déboucher au sud de Ginchy et de s'y former en dispositif d'approche face au Sud-est.
La 2ème compagnie d'avant-garde, 17ème capitaine de BATTISTE, et 18ème capitaine LUCAS se porte très crânement sur leurs objectifs. Elles sont bientôt soumises aux rafales d'une artillerie ennemie en position vers la station de Combles. Elles n'en continuent pas moins leur mouvement par bonds. L'artillerie amie appuyée de trois salves peu nourries, dont la 3ème a fait sauter un caisson ennemi et imposé silence au canon allemand. Aussitôt l'assaut sur Combles s'est déclenché.
L'artillerie amie, en position, près du moulin, ne peut en aucun moment appuyer cette attaque.
À 17h45 la 19ème compagnie est lancée droit sur Combles ayant comme axe la route de Ginchy-Combles.
Les 3 compagnies abordent le village vers 18h45.
À la même heure seulement la 2ème compagnie capitaine SERGENT arrivant au point fixé pour la réunion du 6ème bataillon rejoint bientôt par la 22ème compagnie (capitaine FOKEDEY). Quant aux autres compagnies du 6ème bataillon, 2ème bataillon (BOUVATTIER) 24ème (DIOT) elles avaient été employées par le commandant de la colonne à couper l'artillerie, elles ne rejoignaient pas immédiatement.
À ce moment le lieutenant-colonel recevait l'ordre de ramener le régiment à Ginchy où il devait passer la nuit avec l'artillerie de la division.
Ordre est envoyé au commandant de ramener son bataillon à Ginchy.
Quant aux compagnies restantes elles gardent leurs issues, savoir : la compagnie LEPINTRE issue ouest du village, compagnie FOCKEDEY issue du Sud, compagnie du génie issue Est.
Compagnie SERGENT issue Nord. Chaque compagnie doit en même temps couvrir les parcs d'artillerie formés autour du village en portant sa ligne de défense en avant de la lisière et en se reliant à gauche à sa voisine
Au fur et à mesure de l'arrivée les compagnies se placent en cantonnement d'alerte formant ??? dans la main du Lieutenant-colonel major du cantonnement.
Le régiment avait employé seulement 3 compagnies, celle-ci avec environ 8 blessés dont le lieutenant DURAND-JASSELIN et le sergent major LALAUZE.
28 août
La nuit du 27 au 28 août fut assez troublée par de fréquences alertes qui se produisent principalement lisière Est et Sud de Ginchy. L'artillerie dut rompre son parc et se réfugier dans le village qui fut très encombré.
En exécution de l'ordre général de l'attaque du 28 août, le régiment était chargé de tenir les croupes Ginchy Guillemont. Il devait être formé à 4h.
La prise du dispositif fut un peu retardée et par la nécessité de continuer à couper Ginchy jusqu'à ce que l'artillerie s'en fut dégagée.
L'ordre du colonel prescrivait au 6ème bataillon de tenir avec quelques éléments la lisière Est de Ginchy depuis le saillant Nord inclus et de se former au sud de Ginchy entre ce village et la voie ferrée face à l'Est. Le 5ème bataillon venait prendre position en échelon en arrière et à droite en avant de la lisière Est de Guillemont.
A 4h30, par un brouillard très dense, les dispositions prescrites étaient en voie d'exécution et à 5h les bataillons étaient à leur place couverts par des éléments de protection. Le dispositif prêt était celui prescrit sauf pour la deuxième compagnie du capitaine SERGENT qui était tout entière maintenue au Nord de Ginchy par ordre du général de division pour servir de soutien à l'artillerie en position au Nord-Est de cette localité. En fait le 6ème bataillon avec une compagnie au nord de Ginchy, une section à la sortie Est du village, une section à la corne Sud-Est 2 compagnies et demi en colonne double entre Ginchy et la voie ferrée.
Quant au 5ème bataillon, il se tenait contre la lisière est de Guillemont à 300 m au Nord du cimetière ayant une compagnie dans le village pour couvrir son flanc droit.
À 7h une section du 6ème bataillon était portée à la lisière du bois de bouleaux.
À la même heure, le régiment recevait l'ordre de faire partir, 2 reconnaissances, l'une sur Morval, une sur Bois des Bouleaux et Combles avec mission, l'une et l'autre de rechercher à connaître si ces 2 localités étaient occupées et par quel genre de troupe (infanterie ou cavalerie).
À 7h15, le 6ème bataillon fait partir une reconnaissance sur Morval composée d'un groupe d'éclaireurs montés et de 50 hommes dont les hommes du lieutenant BORY. Peu après vers 8h15 cet officier rend compte que Morval est occupé par des cavaliers. De son côté la section placée à la lisière du bois des Bouleaux rend compte que Combles paraît pour le moment inoccupée.
À la même heure, vers 8h le brouillard commence à se lever et à 8h30 les patrouilles d'infanterie annoncent l’approche de détachement d'infanterie allemande venant de la direction de Morval .
Conformément à l'ordre général, le régiment se prépare à recevoir l'ennemi sur ses positions à savoir : le 6ème bataillon déploie sa première ligne sur les pentes à l'Est du chemin de Ginchy à Hardecourt, le 5ème bataillon se rapproche du carrefour du chemin à l'Est de Guillemont tout en restant groupé. La 17ème compagnie en première ligne, 18ème et 19ème en deuxième ligne en échelon à droite. Quant à la 20ème compagnie désignée par décision du général de division comme soutien d'artillerie, elle était en position entre Ginchy et Guillemont.
De 8h à 10h le combat fut un combat par le feu et surtout une lutte d'artillerie. L'artillerie allemande ne cessant de bombarder la lisière de Ginchy, l'artillerie française cherchant à les contre-attaquer.
À 9h30 un agent de liaison de la division apporte l'ordre verbal suivant « les Allemands s'approchent de Ginchy, cherchent à pénétrer dans le village pour s'emparer de l'artillerie française à l'Ouest et contre le village. Portez toutes vos forces disponibles en avant. » De la croupe du Moulin à 100 m Est de Guillemont, on aperçoit parfaitement tout le terrain au sud de la route Ginchy et Morval.
La partie au nord de cette route reste au contraire cachée. Conclusion : l'approche des Allemands se fait par la partie Nord du village. En conséquence, le 5ème bataillon prendra comme direction d'attaque un massif d'arbres qui apparaît à mi-chemin entre la côte 154 et l'ancien télégraphe, cette attaque sera appuyée à gauche par le 6ème bataillon, elle se couvrira à droite de la forêt des Bouleaux par le terrain et par un échelon. Le tir de la section de mitrailleuses LEMAREC surveillera la lisière nord du bois des Bouleaux et flanquera l'aile droite de l'attaque. La section de mitrailleuses du RANQUET appuiera le flanc gauche.
Les 17ème et 19ème compagnies se portent avec entrain dans la direction indiquée et parviennent à hauteur de la première ligne déjà formée et s'arrêtent pour ouvrir le feu. L'ennemi fait déboucher des forces assez considérables du vallon au Nord-Ouest du Bois des Bouleaux. De plus, à ce moment, l'artillerie française en position au sud du cimetière de Guillemont et qui avait appuyé l'attaque commence à canonner la partie Sud de Ginchy occupée par des fractions du 6ème bataillon.
L'effet de cette méprise eu des conséquences sérieuses ; à partir de ce moment en effet le moral des hommes commença à s'ébranler et la première ligne regagna peu à peu son point de départ le long de la route Ginchy-Maurepas sous la protection de la 19ème compagnie que précisément le commandant du régiment venait de pousser en avant prête à appuyer l'attaque du gros du bataillon.
Dans le même temps, la batterie en position au Sud du cimetière fut prise à revers par de l'artillerie ennemie qui paraissait être en position vers Maurepas.
Elle fut immédiatement détruite.
Une autre batterie française en position au Nord du même cimetière était au même moment réduite au silence.
L'infanterie en position au carrefour des routes (à 400 m à l'Est de Guillemont) se trouva désormais privée de secours de l'artillerie, tandis qu'elle allait être en bute aux feux croisés de l'artillerie allemande de Maurepas et d'une artillerie en position au Nord des Bois des Bouleaux.
Ce carrefour de routes fut pendant quelques instants écrasé de feux convergents d'infanterie et d'artillerie.
Il était midi, la plupart des unités de la première ligne combattant à gauche (au Nord) s’étant repliées presque entièrement, la 18ème compagnie qui avait assuré jusque-là la protection du flanc droit dut se replier à son tour.
Ce mouvement rétrograde s'effectuera en bonne ordre, mais les fractions ne purent s'arrêter ni au cimetière, ni à la lisière Est de Guillemont soumise au feu de l'artillerie ennemie qui avait allongé son tir. Il dut se continuer jusqu'au bois des Trônes sur lequel le colonel avait donné ordre aux éléments de se rallier.
Les batteries françaises s’étaient, du reste, retirées de ce côté et l'infanterie leur servait tout d'abord de soutien.
D'une manière générale, vers 13h le régiment formait plusieurs groupes.
1 groupe comprenant 600 hommes environ avec le colonel, le drapeau, constitué par des éléments du 5ème bataillon.
1 groupe comprenant la 20ème compagnie qui se replia par le Nord du Bois des Trônes.
Enfin les divers éléments du bataillon qui occupait la lisière est de Ginchy formait un autre groupe qui se replia vers le Nord-Ouest dans la direction de Longueval.
N'ayant pas réussi à entrer en liaison avec le général de brigade (agent de liaison disparu) et ayant reçu de l'artillerie qui était dans le voisinage, l'affirmation fut que la direction de la retraite aille vers Albert ; le gros du 265ème fut porté par bonds successifs sur la briqueterie, saillant Nord du Bois de Bonfait et dirigé sur Albert en suivant la vallée qui court parallèlement au nord de la route d'Albert. Cet itinéraire permettait de lui éviter les coups de l'artillerie allemande toujours signalée au Sud et qui ne cessait de chercher à se lever sur notre flanc Sud en même temps qu'il plaçait l'infanterie (le gros du 265ème) sur l'aile de l'artillerie française.
Après une halte en région boisée, le gros du régiment se dirigeait par une marche de nuit à Albert où il arrivait le 29 août à 1heure et y cantonnait. Il ralliait la 20ème compagnie et quelques isolés du régiment et il trouvait le gros du 264ème
En résumé, pendant une matinée, c'est-à-dire pendant près de 5h, le 265ème avait tenu contre des attaques des plus sérieuses. Les pertes furent considérables mais le médecin major de 2ème classe BLONDEAU qui a séjourné pendant 3 jours dans les lignes allemandes a entendu le général de division prussien émettre l'hypothèse qu'il avait en face de lui un corps d'armée.
Les pertes se produisirent surtout à partir du moment où notre artillerie ne put plus soutenir le régiment. Les hommes ont fait preuve d'entrain pendant le mouvement offensif et de courage pendant le mouvement de retraite. En fait si le nombre de disparus est considérable, c'est qu'il comprend les blessés laissés sur le terrain occupé par l'ennemi mais qu'il n'a pas été possible d'identifier.
Parmi les tués fut le capitaine FOCKEDEY de la 22ème compagnie, les officiers blessés furent le capitaine BOUVATTIER (23ème compagnie), le lieutenant LAUNAY de la 22ème, VANNIER de la 23ème compagnie, BORY, MAYEUX et le capitaine de BATTISTE probablement blessés ont disparu.
Le 29 août le régiment quitte Albert à 6h du matin ce dirigeant sur Beaucourt …/… »
Transcription du 15 octobre 2024 par Joël Verrière
Cette page est dédiée aux victimes de ce drame. Nos recherches se poursuivent afin d’identifier tous les soldats du Pays de Retz qui y perdirent la vie. Ci-dessous, la liste de ceux qui ont été identifiés.
BINET Armand François Jean Marie — Bouguenais — 93 RI au 265 RI — ✝ 28 août 1914 — Guillemont
BOJU Charles Jean — Bouguenais — 54 RI au 265 RI — ✝ 28 août 1914 — Ginchy
CHAUVET Pierre Joseph — Frossay — 176 RI au 265 RI — ✝ 28 août 1914 — Ginchy
CORBINEAU Georges Marie Séraphin — Geneston — 163 RI au 265 RI — ✝ 28 août 1914 — Ginchy
DUPAS Francis — Saint-Jean-De-Boiseau — 137 RI au 265 RI — ✝ 28 août 1914 — Ginchy
GUILET Paul Joseph Jean Baptiste — La Chevrolière — 48 RI au 265 RI — ✝ 28 août 1914 — Ginchy
HERY Louis François — Arthon-En-Retz — 265 RI au 265 RI — ✝ 28 août 1914 — Guillemont Ginchy
LANDREAU François Joseph — Arthon-En-Retz — 147 RI au 265 RI — ✝ 28 août 1914 — Guillemont Ginchy
LOREAU Pierre Joseph — Frossay — 23 RI au 265 RI — ✝ 28 août 1914 — Ginchy
MARCHAIS Gustave Henri Marie — Port-Saint-Père — 83 RI au 265 RI — ✝ 28 août 1914 — Guillemont Ginchy
MARGANTIN Adolphe Francis Marie — La Plaine-Sur-Mer — 77 RI au 265 RI — ✝ 28 août 1914 — Guillemont Ginchy
MARGANTIN Adolphe Francis Marie — Saint-Michel-Chef-Chef — RI au 265 RI — ✝ 28 août 1914 — Guillemont Ginchy
MORANTIN MORANTON Michel Marie — Chauvé — RI au 265 RI — ✝ 28 août 1914 — Guillemont Ginchy
PAVY Clair Charles Marie — Sainte-Pazanne — RI au 265 RI — ✝ 28 août 1914 — Guillemont Ginchy
RADIER Joseph Marie — Le Pellerin — RI au 265 RI — ✝ 28 août 1914 — Guillemont Ginchy
Les noms en double sont honorés dans deux communes