MICHAUD Joseph François Marie
1888 - 1918
51ᵉ régiment d'infanterie
Mort pour la France
Louis MICHAUD, natif de Sainte-Pazanne et leur mère Anne VIAUD, native de Rouans, cultivateurs à Sainte-Pazanne se marient en 1871.
Le couple a 8 enfants : Louis né en 1872, Jean né en 1873, Désirée née en 1877, Emmanuel né en 1880, Pierre né en 1883, Julien né en 1885, Anne née en 1887 et Joseph né en 1888.
Joseph est né le 20 mai 1888 à Sainte-Pazanne.
Il a cinq frères et deux sœurs.
Il est mobilisé le 3 août 1914 au 146ème régiment d’infanterie.
Il participe à la première bataille de la Marne.
Après un mois et demi de combat, le régiment a perdu plus de 3000 hommes et 58 officiers.
Joseph passe au 51ème le 23 mars 1915.
En 1917, il est des combats du Chemin des Dames.
En cette même année, il est blessé à la tête par un éclat d’obus, il est cité deux fois et reçoit la Croix de guerre avec une étoile bronze.
Joseph est tué à l’ennemi le 3 mars 1918 à Avocourt.
Joseph est né 20 mai 1888 au Rosay à Sainte-Pazanne. Ses parents sont alors tous les deux journaliers.
Il commence son service militaire le 8 octobre 1909 au 146ème régiment d’infanterie. Il est alors cultivateur.
Joseph est brun aux yeux gris et mesure 1,60m. Le certificat de bonne conduite lui est accordé.
Il est mobilisé le 3 août 1914 au 146ème régiment d’infanterie en casernement à Toul.
Ce régiment fait partie du 20ème corps d'armée. Il commence par avancer vers Château-Salins en Moselle et le 19 août, le 146ème attaque Morhange puis Delme.
Le 20 août, le chef de corps du 146ème, est mortellement blessé.
Au début du conflit, ce régiment est composé de 4200 hommes et de 75 officiers. Après un mois et demi de combats, il ne reste que 17 officiers et 1145 hommes.
Le 18 septembre, après avoir participé à la première bataille de la Marne et repoussé l’armée ennemie, le 146ème part pour la Picardie et monte vers le nord (région de Lassigny et Roye) et obtient une première citation à l'ordre de l'armée.
Joseph participe aux grandes batailles d’Hébuterne, des Flandres de fin novembre 1914 à février 1915.
Le 146ème est ensuite engagé en Artois, à Neuville Saint-Vaast. Ici le régiment perd 1500 hommes (blessés ou tués).
Joseph passe au 51ème le 23 mars 1915. Ce régiment, qui a aussi participé à la bataille de la Marne, est en Champagne puis, en avril, dans la tranchée de Craonne.
Il poursuit les combats vers Tahure en fin d’année 1915
Au cours des six premiers mois de 1916, le 51ème participe aux combat de Woëvre dans la Meuse et à la bataille de la Somme.
En 1917, Joseph est au Chemin des Dames et combat à Mont Sapin, La Neuville, Le Godat puis à Verdun en juillet.
C’est dans l’un de ces secteurs que le 23 mai 1917, Joseph est cité à l’ordre du régiment : « D'un courage exemplaire, s'est particulièrement distingué dans la journée du 5 mai 1917 »
Il est blessé à la tête par un éclat d’obus le 18 juillet 1917.
Le 1er août 1917, on le cite à l’ordre de la brigade : « Plein d'entrain à l'assaut du 17 juillet 1917. A été blessé le 18 au cours d'une violente contre-attaque ennemie ». A cette occasion, il reçoit la Croix de guerre avec une étoile bronze.
Le 51ème est ensuite renvoyé à Verdun, au Ruisseau des Forges d’août 1917 à janvier 1918. Il y reste jusqu’en avril 1918.
Le 12 août 1917, le régiment « qui a obtenu deux citations à l’ordre de l’armée pour sa belle conduite devant l’ennemi, [a] droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre »
Joseph est tué à l’ennemi le 3 mars 1918 à Avocourt dans la Meuse, à 3 kilomètres au Nord-Ouest de Verdun.
Joseph est inhumé à la Nécropole Nationale d’Avocourt dans la Meuse au côté de 1800 autres soldats.
Hommage à Sainte-Pazanne :
Inscrit sur le monument aux morts.
Inscrit sur le Livre d'or du ministère des pensions.
La mère de Julien et Joseph décède en 1921 à Sainte-Pazanne à l’âge de 71 ans.
Leur père décède en 1926 à Sainte-Pazanne à l’âge de 79 ans.
Leur frère ainé, Louis, décède en 1893 à Rouans à l’âge de 20 ans.
Jean épouse Augustine HÉRY en 1907 à Sainte-Pazanne. Ils ont cinq enfants. Jean décède en 1940 à Sainte-Pazanne à l’âge de 67 ans.
Désirée décède en 1962 à Versailles à l'âge de 84 ans
Emmanuel décède en 1888 à Sainte-Pazanne à l’âge de 7 ans.
Pierre épouse Clémente GOUY en 1917 à Sainte-Pazanne. Il décède en 1965 à Sainte-Pazanne à l’âge de 82 ans.
Son frère Julien est mort pour la France le 24 mai 1917.
Anne épouse Jean MURAILLE en 1906 à Saint-Père-en-Retz. Jean est mobilisé au 65ème régiment d’infanterie de Nantes. Il est mort pour la France le 30 octobre 1915 à Croix-En-Champagne. Anne décède en 1957 à Sainte-Pazanne.
Sources primaires et documentation
Ces sources fondamentales ont permis de vérifier et d'établir le récit de cette biographie.
Le Chemin des Dames doit son nom à deux filles de Louis XV qui l'empruntaient pour se rendre au château de la Bove. C'est une route d'une trentaine de kilomètres, située au sud de Laon, dans le département de l'Aisne.
Les combats auxquels participe Julien se déroulent d’avril à octobre 1917.
On ne connaît pas aujourd'hui précisément le nombre de combattants morts au Chemin des Dames lors de ces combats. Les chiffres ont été interprétés, dès le début de l'offensive, par les hommes politiques qui voulaient, soit arrêter l'offensive, soit la continuer. Le député Favre les « estime à près de 200 000 hommes côté français au bout de deux mois d'offensives. »