LOIRAT Gustave Jean Marie
Port Saint-Père
1880 – 1915
65ᵉ régiment d'infanterie
Mort pour la France
Jean-Marie LOUERAT, laboureur, natif de Chéméré et Marie Joséphine CHAUVET native de Rouans se sont mariés en 1880 à Port Saint-Père.
Ils ont 5 enfants, 4 garçons et 1 filles, tous nés à Port Saint-Père : Gustave en 1880, Joseph en 1881, Jean-Marie en 1886, Marie en 1887 et René en 1889.
Gustave est né le 26 juin 1880 à Port Saint-Père.
Il se marie en 1910 et a 4 enfants.
Il est mobilisé le 21 août 1914 au 65ème régiment d’infanterie de Nantes.
En fin d’année 1914, il combat dans les Ardennes et en Belgique.
En 1916, il est dans la Somme et en Artois.
Gustave est tué à l’ennemi le 10 juin 1915.
Il est inhumé à la nécropole La Targette.
Gustave est l’aîné. Il voit le jour le 26 juin 1880. Il effectue son service militaire à partir du 14 novembre 1901 au 68ème régiment de ligne. Le registre matricule précise que Gustave est l’aîné d’une veuve, son père étant décédé en 1892.
Il obtient son certificat de bonne conduite.
Gustave est brun aux yeux bruns et mesure 1,67m.
Il épouse Marie LUSTREAU à Port Saint-Père en 1910. Le couple a 4 enfants dont le premier est mort-né en 1910. Puis naît Marie en 1911, Jean-Marie en 1913 et Gustave en 1915.
Lorsque la guerre éclate, Gustave est mobilisé le 21 août 1914 et rejoint le 65ème régiment d’infanterie de Nantes. Il part alors que sa femme attend leur quatrième enfant, un fils qui portera son prénom, Gustave, et qui naîtra en 1915 sans que son père ne puisse jamais le connaître.
Pour son baptême du feu, Gustave plonge dans l'horreur des combats de rencontre : des charges à la baïonnette meurtrières et des corps-à-corps furieux dans les bois. Au prix de lourdes pertes, le régiment repousse l'ennemi, mais l'ordre de retraite générale tombe dès le lendemain.
S'ensuit une retraite éprouvante sous une chaleur accablante. Gustave et ses camarades doivent pourtant faire volte-face pour freiner l'ennemi, notamment lors des violents combats de la Marfée et de Noyers-Pont-Maugis fin août. Le recul s'arrête le 6 septembre : c'est la première bataille de la Marne
Engagé près de Fère-Champenoise et des marais de Saint-Gond (Morain-le-Petit), le 65ème R.I. vit des heures critiques. Durant 48 heures, des unités réduites résistent désespérément aux assauts allemands. Le régiment y perd la moitié de son effectif et la quasi-totalité de ses officiers, mais l'ennemi finit par reculer. Gustave participe alors à la poursuite jusqu'en Champagne.
Fin septembre, le régiment est transporté dans la Somme pour tenter de déborder l'ennemi (la «Course à la mer»). Gustave découvre alors une nouvelle forme de guerre près d'Albert, à Beaumont-Hamel et La Boisselle.
L'hiver 1914-1915 est terrible. Ce ne sont plus les grandes manœuvres, mais une lutte d'usure dans la boue glacée. Gustave survit aux combats féroces pour la prise du cimetière de La Boisselle, où l'on se bat «pied à pied» au milieu des tombes, dans des conditions macabres et des tranchées inondées.
Au printemps 1915, Gustave arrive dans le secteur de la ferme de Toutvent, près d'Hébuterne. C'est ici, lors de la grande offensive d'Artois le 10 juin 1915 qu'il trouvera la mort. Ce même jour, 32 autres soldats sont tués, 214 sont blessés et 5 autres ont disparus. juin 1915,
Lors de ces combats, les pertes humaines enregistrées du 7 au 13 juin s’établissent à 1 760 tués et 8 590 blessés du côté français, à 927 tués, blessés et prisonniers du côté allemand. Les Français ont progressé de 900 mètres sur une largeur de 2 kilomètres.(Source : Archives Départementales du Pas-De-Calais)
Gustave repose dans la Nécropole Nationale La Targette de Neuville Saint-Vaast (Pas-De-Calais) avec 11 442 autres soldats de la Première guerre mondiale.
Hommage à Port Saint-Père :
Inscrit sur le monument aux morts.
Inscrit sur le Livre d'or du ministère des pensions.
Leur père, Jean-Marie, décède en 1892 à Port-Saint-Père à l’âge de 43 ans.
Leur mère, Marie, décède en 1930 à l’âge de 73 ans.
Par jugement du Tribunal de Paimbœuf, ils sont tous les trois adoptés par la Nation le 3 décembre 1919.
Marie décède en 2004 à Saint-Gildas-des-Bois à l’âge de 93 ans.
Jean-Marie épouse Eléonore BATARD en 1937 à Arthon. Ils ont 4 enfants. Il décède en 1999 au Pellerin à l’âge de 86 ans.
Gustave épouse Marcelline ALLENDER. Ils ont 5 enfants. Gustave décède en 2001 à Villeneuve-D’Ascq à l’âge de 85 ans. Il est inhumé à Bailleul aux côtés de son épouse(59).
Joseph décède en 1902 à Port Saint-Père à l’âge de 20 ans.
Jean-Marie est mort pour la France le 17 novembre 1917.
Marie épouse Louis LEHOURS en 1914 à Port Saint-Père. Elle décède en 1966 à Préfailles.
René est mobilisé le 14 août 1914 dans la 1ère section d’infirmiers. Il restera dans les sections d’infirmiers le reste de la guerre. Compte tenu de son état de santé, il est réformé le 16 août 1918. Il épouse Armance BROCHET en 1919 à Saint-Lumine-De-Coutais.
Sources primaires et documentation
Ces sources fondamentales ont permis de vérifier et d'établir le récit de cette biographie.
Située sur la commune de Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), la nécropole nationale de La Targette est un lieu de mémoire emblématique des batailles de l'Artois. Créée en 1919, elle rassemble sur près de 4,5 hectares les corps de 12 210 soldats, majoritairement tombés lors des combats meurtriers de 1915 et pour la reconquête de la crête de Vimy.
Ce cimetière témoigne de la continuité des conflits du XXe siècle : s'il abrite plus de 11 000 Poilus de la Grande Guerre (dont 3 882 en ossuaires), il accueille également près de 800 soldats de la Seconde Guerre mondiale, dont des combattants belges et polonais.
La nécropole forme un ensemble mémoriel unique avec le cimetière britannique adjacent (La Targette British Cemetery), symbolisant la fraternité d'armes interalliée. Le site est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis septembre 2023.