Pornic
1886 - 1915
Sergent fourrier au 116ème régiment d’infanterie
Mort pour la France
Albéric est né le 4 mai 1886 à Mervent (85).
Il s’engage en 1905 au 137ème régiment d’infanterie de Fontenay-le-Comte.
Revenu à la vie civile, il exerce le métier d’instituteur.
Il va enseigner successivement à Savenay puis en Angleterre pendant 3 ans.
De retour en France, il se marie en 1911.
Albéric est mobilisé le 3 août 1914 au 116ème RI de Vannes.
Il est promu sergent fourrier.
Après les batailles de la Marne et de Picardie, il participe à l’offensive de Champagne.
Il est tué à l’ennemi pendant l’assaut du 25 septembre 1915 à Tahure.
Son père, Théophile ALLAIN, instituteur, a épousé Louise AUCHERON, également institutrice, le 31 janvier 1883 à Secondigné-sur-Belle (79) Ils sont tous les deux natifs des Deux-Sèvres.
Le couple a trois enfants : Marie Eugène (1883), Albéric (1886) Jeanne (1888).
Albéric est donc né le 4 mai 1886 à Mervent en Vendée.
Albéric va bénéficier d’une bourse pour ses études comme nous l’indique le Journal Officiel daté du 1er mai 1901.
Comme son père, Albéric se déclare instituteur à Tallud-Sainte-Gemme (85) quand il s’engage volontairement pour 3 ans le 29 septembre 1905 à Fontenay-Le-Comte au 137ème régiment d’infanterie. Il a alors 19 ans.
Il est brun aux yeux roux et mesure 1,59m. Il a le teint basané.
Albéric va souvent déménager selon ses affectations dans les écoles.
Il est nommé caporal le 18 septembre 1906 et il obtient son certificat de bonne conduite. Il va résider à Savenay.
A partir du 29 septembre 1907, il va enseigner à Ramsgate en Angleterre. Le 29 septembre 1907, il arrive à York et le 6 février 1909, il enseigne dans le Sussex.
Il rentre en France et habite Boussay le 4 octobre 1910.
Le 2 janvier 1911, Albéric est domicilié à Tallud-Sainte-Gemme. Il est instituteur et épouse à Arçay (79) Emma MOINARD native de Coulon.
Le 1er mai, il déménage à nouveau pour résider à Châtellerault au 56, rue Langelarde.
Il aménage à Nantes en janvier 1913.
Dès le 3 août 1914, Albéric est mobilisé dans la 8ème compagnie du 116ème régiment d'infanterie à Vannes. Promu au grade de sergent fourrier, il intègre la 22ème division d’infanterie qui part vers l'Est.
Son premier grand choc a lieu en Belgique lors de la bataille de Maissin le 22 août 1914. Dans un terrain boisé et difficile, le régiment subit des pertes effroyables : plus de 450 hommes tombent en une journée sous le feu des mitrailleuses. C'est là qu'Albéric découvre la réalité brutale de la guerre moderne.
La retraite et la bataille de la Marne.
Après la défaite de Maissin, Albéric participe à la longue et épuisante retraite vers le sud. Malgré la fatigue, il est sur la ligne de front lors de la bataille de la Marne du 5 au 12 septembre, notamment dans le secteur de Lenharrée. Le 116ème RI y fait preuve d'une ténacité exemplaire, bloquant l'avance allemande avant de repartir à la poursuite de l'ennemi vers la Champagne.
La guerre de tranchées en Picardie.
Fin 1914, la guerre s'enterre. Albéric et ses camarades sont envoyés dans la Somme, dans le secteur de Thiepval et d'Ovillers. Pendant de longs mois, la vie d'Albéric est rythmée par la boue, les bombardements incessants et les « coups de main » dans les tranchées. Le 116ème RI y gagne une réputation de solidité défensive, mais s'use moralement et physiquement sous les intempéries de l'hiver 1914-1915.
L'offensive de Champagne.
En septembre 1915, le haut-commandement prépare une offensive majeure pour percer le front. Le 116ème RI est transporté dans le secteur de Moulin-sous-Touvent (Oise/Aisne).
Le 25 septembre 1915, l'ordre d'attaque est donné à 9h15. Albéric s'élance hors de la tranchée dans une atmosphère saturée par les gaz et la fumée des obus.
L'objectif est de s'emparer des redoutables lignes de tranchées allemandes nommées « Wiesbaden » et « Vistule ».
Sous un barrage d'artillerie terrifiant, les Bretons du 116ème progressent avec « une fougue héroïque ». Ils parviennent à bousculer les premières lignes ennemies.
sC'est au cours de cette progression meurtrière, alors que le régiment perd ses officiers les uns après les autres, dont le Lieutenant-Colonel Bourguet, qu'Albéric est tué à l'ennemi le 25 septembre 1915 à Tahure - Moulin-sous-Touvent.
Il meurt à l'âge de 29 ans, le jour même où son régiment écrit l'une des pages les plus glorieuses et les plus sanglantes de son histoire, en progressant de plusieurs kilomètres au cœur des lignes adverses.
Après cette bataille, la Croix de guerre est décernée au 116ème RI.
Il faut attendre le Jugement déclaratif de décès du Tribunal de Paimboeuf daté du 12 décembre 1917 pour que le décès soit confirmé. Ce jugement a été transcrit à Pornic le 15 février 1918. En effet, Albéric aurait été instituteur adjoint à Pornic.
Ce dernier élément nous démontre que le décès n’a pas pu être enregistré en ce jour d’hécatombe.
Nous ne connaissons pas le lieu d’inhumation d’Albéric. Compte tenu des évènements décrit dans le JMO et du Jugement déclaratif de décès, il est fort probable que son corps n'a jamais été retrouvé.
Il existe de nombreux hommage rendus à Albéric :
Hommage à Pornic :
Monument aux Morts.
Plaque commémorative 1914-1918 - Église Saint-Gilles.
Hommage à Rennes (35) :
Livre d'or de l'Académie de Rennes.
Hommage à Savenay (44) :
Plaque commémorative lycée Prévert.
Hommage à Paris 5 :
Hebdomadaires 1914-1918 Le Journal des Instituteurs - Edition E. Orlhac, 1 rue Dante 75005 Paris.
Hommage à Coulon (79) :
Monument aux Morts.
Plaque commémorative de l'église.
Hommage à Fontenay-le-Comte (85) :
Plaque commémorative du collège Viète 1914-1918.
Hommage à La Roche-sur-Yon (85) :
Monument commémoratif I.U.F.M.
Hommage à Tallud-Sainte-Gemme (85) :
Livre d'or du ministère des pensions.
Monument aux Morts.
Plaque commémorative de l'église.
Son père décède à Rochefort (17) le 13 juin 1935.
Son frère, Marie Eugène Théophile Simon, est né le 4 septembre 1883 à Mervent. Il se marie le 12 août 1913 à Anthy-sur-Léman. (Haute-Savoie) France, avec Emma Zoé DETRAZ. Il décède le 4 décembre 1935 à Thonon-les-Bains en Haute-Savoie.
Sa sœur, Jeanne, décède à Amuré (79) à l’âge de 4 ans.
Nous n’avons pas de trouvé de descendants d’Albéric. Toute information sera la bienvenue.
Sources primaires et documentation
Ces sources fondamentales ont permis de vérifier et d'établir le récit de cette biographie.
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