CHIFFOLEAU François Marie Joseph
Chauvé
1895 - 1915
402ᵉ régiment d'infanterie
Mort pour la France
Les parents, Pierre CHIFFOLEAU et Philomène DOUSSET se sont mariés le 25 septembre 1877 à Frossay. Ils sont alors tous les deux cultivateurs chez leurs parents respectifs.
Ils ont 10 enfants nés entre 1878 et 1897, dont 4 garçons qui seront tous mobilisés pour la première guerre mondiale.
Pierre (1881), Joseph (1887), Jean-Marie (1891) et François (1895)
François est né le 15 avril 1895 également à Chauvé. Il a à peine 20 ans lorsqu’il est mobilisé le 15 décembre 1914.
Il rejoint le 402e régiment d’infanterie, une unité de nouvelle formation créée officiellement le 12 mai 1915. Ce régiment est un véritable brassage régional : il rassemble dans une "même fraternité d'armes" des Bretons de Nantes, Saint-Nazaire ou Lorient, avec des Picards et des Parisiens.
Après un entraînement intensif durant l'été 1915 au camp de la Valbonne, François et ses camarades se sentent prêts pour aller au feu. Ils sont envoyés sur le front de Champagne fin septembre, alors que le bruit court que le front allemand a été percé.
Le 27 septembre 1915, le régiment arrive dans le secteur de Sainte-Marie-à-Py, sur un terrain "désolé et couvert de cadavres", théâtre des luttes sanglantes des jours précédents. Les conditions sont épouvantables : il pleut sans discontinuer et le sol champenois s'est transformé en un "lac de boue". Sans ravitaillement, fatigués par des jours de marche, les hommes se déploient dans la nuit du 28 au 29 septembre pour l'attaque.
Le drame du 29 septembre. La mission du 402e RI est de franchir la "tranchée des Fentes" et de progresser vers le nord. À l'aube du 29 septembre, François et son bataillon s'élancent. La première vague parvient à s'installer sur une crête boisée, mais elle se heurte rapidement à une résistance féroce. Les soldats se retrouvent piégés, exposés en terrain découvert aux tirs de flanc des mitrailleuses allemandes cachées dans les bois voisins (bois J-11 et J-13). L'ennemi, invisible et terré, fauche les rangs français. L'artillerie française, gênée par le brouillard, peine à les soutenir et tire parfois trop court.
C'est lors de cette journée cauchemardesque que François disparaît.
Le bilan pour le jeune régiment est catastrophique. En quelques jours de combat (du 28 au 30 septembre), le 402e RI est littéralement décimé : on dénombre 28 officiers, 93 sous-officiers et 1 509 soldats portés disparus. Comme l'indique l'historique du régiment, "il n'a pas été possible de faire figurer les disparus" dans la liste glorieuse des morts, tant ils étaient nombreux.
François Chiffoleau est l'un d'eux. Il est "Mort pour la France" à 20 ans.
Le corps de François n'ayant pu être identifié ou retrouvé dans le chaos du champ de bataille, sa famille devra attendre cinq longues années pour faire le deuil officiel. Son décès sera confirmé par un jugement déclaratif du tribunal de Paimbœuf le 15 décembre 1920.
Hommage à Chauvé :
Inscrit sur le monument aux Morts.
Inscrit sur le Livre d'Or du ministère des pensions.
Inscrit sur le Tableau d'Honneur.
La maman décède en 1933 à Chauvé à l'âge de 80 ans.
Leur frère Pierre se marie le 3 juin 1907 à Chauvé. Il est mobilisé le 3 août 1914. Il participe au conflit en passant du 64ème régiment d’infanterie au 28ème régiment d’artillerie puis au 51ème régiment d’artillerie et enfin au 135ème régiment d’artillerie lourde. Les archives ne font état d’aucune blessure ni de décoration. Il décède en 1940 à l’âge de 59 ans.
Joseph se marie le 14 novembre 1911 à Arthon. Il est mobilisé le 3 août 1914. Du 2ème régiment de cuirassiers, il passe au 1er régiment du génie puis au 21ème régiment du génie, puis pour terminer la guerre au 2ème escadron du Train. Joseph est cité à l’ordre de sa brigade le 9 juin 1917 avec la Croix de guerre et une étoile de bronze : « Sapeur très dévoué, a participé à une opération particulièrement dangereuse accomplissant sa mission malgré la violence du bombardement » Il décède le 14 mars 1933 à Arthon l’âge de 46 ans.
Jean-Marie est mort pour la France le 10 septembre 1914.
François avaient aussi 6 sœurs
Philomène Joséphine épouse Joseph LEBLANC en 1907 à Chauvé. Elle décède en 1973 à Chauvé à l'âge de 90 ans.
Marie Philomène épouse Pierre LEBLANC en 1901 à Chauvé. Elle décède en 1964 à Chauvé à l'âge de 85 ans.
Joséphine Marie épouse Louis EVAIN en 1909 à Chauvé.
Marie Madeleine décède en 1965 à Sainte-Foy-Lès-Lyon à l'âge de 76 ans.
Germaine Marie décède en 1975 à l'âge de 81 ans.
Valentine épouse Pierre CHAUVET. Elle décède en 1986 à l'âge de 88 ans.
Sources primaires et documentation
Ces sources fondamentales ont permis de vérifier et d'établir le récit de cette biographie.
Lorsque la guerre commence le 3 août 1914, la France dispose de 141 avions de 14 types différents. Mais très vite, le 1er septembre, le total général s'élève à 183 avions.
Pour les servir, elle dispose d'environ 250 pilotes, sur les 650 formés entre 1909 et 1914.
Il convient d'ajouter à ce total cinq dirigeables et quatre parcs de ballons. L'état-major avait préparé une guerre de mouvement et il avait estimé que des ballons ne pourraient pas accompagner les armées en campagne. Ces ballons avaient été conservés uniquement pour communiquer avec l'extérieur en cas de siège.
Chez les autres belligérants, il n'a pas été possible de faire la distinction entre avions en service, en réserve ou servant à l'entraînement. Ainsi les chiffres donnés ici ne sont que des ordres de grandeur.
La Grande-Bretagne : entre 84 et 156 avions.
La Russie : entre 145 à 190 avions.
L'Allemagne : entre 238 et 260 avions, 12 dirigeables et de nombreux ballons.
L'Autriche Hongrie : entre 36 et 72 avions.
En 1915, la France met en fabrication 1 200 avions supplémentaires. Elle ne conserve que cinq types d'appareils : les "Morane" et les "Spad" pour la chasse, les "Voisin" pour le bombardement, les "Farman" et les "Caudron" pour la reconnaissance.
Source : lavionnaire.fr/